‹ La mer polaire [microforme]Chapitre 53 sur 70 · CE · texte numérisé non relu

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i Wuoëven finds {his paper is requested fo forward it Lo the Secretary of found : or, if more convenient, to deliver it for (hat purpose Lo the British Consul at the nearest Port,

QuicoxQuE trouvera ce papier est prié d'y marquer le temps et le lieu où il l'aura trouvé, et de le faire parvenir au plus tôt au secrétaire de l'Amirauté britannique à Londres.

CUALQUIERA que hallere este Papel, se le suplica de enviarlo al Secretario del Almirantazgo, en Londrès, con unanotadel tiempo y dellugar en donde ! Dour se hallo, | os Î = | " à?

Een ieder die dit Papier mogt vinden, wordt hiermede verzogt, om het ; Los { zelve, ten spoedigste, Le willen zenden aan den Heer Minister van de Marine : 4$ <

der Nederlanden in *s Gravenhage, of wel aan den Secretaris den Britsche Admiraliteit, te London, en daar by te voegen eene Nola, inhoudende de tyd en de plaats alwaar dit Papier is gevonden geworden.

Finperen af dette Papiir ombedes, naar Leilighed gives, at sende samme ! til admiralitets Secretairen i London, eller nœærmeste Embedsemand i Dan- : mark, Norge, eller Sverrig, Tiden og Stædit hvor dette er iundet ünskes :

à i ‘4 venskabeligt paaltegnet. "m ÿ Wer diesen Zettel findet, wird hier-durch ersucht denselben an den !

Secretair des Admiralitets in London einzusenden, mit gefälliger angabe an welchen ort und zu welcher zeit er gefundet worden ist.

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Fac-simile du document trouvé à la Pointe-Victory,le 6 mai 1859.

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produits, mais ils nous auraient dérobé tout ce que nous possédions si nous n’y eussions pris garde. Nous avons obtenu d'eux beaucoup de reliques de nos compatriotes, et nous aurions pu en acheter beaucoup plus encore, si j'avais eu des moyens suffisants de transport. En indiquant le nord-nord-est, ils nous ont dit qu'à cinq jours de marche dans cette direction, dont un sur la mer glacée, on arriverait au lieu du naufrae.

Aucun d’eux n’y était allé depuis 1857-:8, époque à laquelle, suivant eux, il n’y restait plus rien à récolter, leurs compatriotes ayant emporté pres- ‘que lout.

La plupart de ces informations nous ont été données par une vieille femme très-intelligente, qui n’hésita jamais devant les questions de Petersen, et dont tous les dires furent confirmés par un de ses compatriotes, témoin de ses interrogatoires. Elle nous dit que le bâtiment avait été jeté à la côte, et que plusieurs des hommes blancs avaient succombé sur la route de la Grande-Rivière; mais ce fut seulement pendant l'hiver suivant que leurs cadavres, découverts parles Esquimaux, instruisirent ceux-ci de la destinée des kablounas.

Ils nous assurèrent tous que nous trouverions des indigènes sur la rive méridionale de la Grande- Rivière, et peut-être aussi au lieu du naufrage; mais malheureusement il n’en fut pas ainsi : nous

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ne trouvämes qu'une seule famille au-dessous de la pointe Booth, et personne à l’île Montréal et en aucun des lieux visités plus tard.

Nous parcourümes successivement la pointe Ogle, l’île Montréal et l'entrée de Barrow; mais nous n’y trouvâmes rien, excepté quelques morceaux de cuivre et de fer dans une cachette des Esquimaux. Nous avions alors atteint les limites du champ des recherches exécutées en 1855 par MM. Anderson et Stewart, et n'ayant pas l'espérance de rencontrer de nouveaux indigènes dans cette direction, nous repassâmes sur l’île du Roi- Guillaume, et nous nous fatiguions d'explorer ses rives sud sans aucun succès, lorsque le 24 mai, à environ dix milles à l’est du cap Herschell, nous découvrimes un squelette blanchi autour duquel étaient quelques fragments de vêtements européens.

Après avoir avec soin écarté la neige, nous trouvâmes aussi un petit portefeuille contenant quelques lettres, qui, bien que détériorées, peuvent encore, néanmoins, se déchiffrer. Nous avons jugé, par les restes de ses vêtements, que cet infortuné jeune homme était un garçon d'hôtel ou un domestique d'officier, et sa position confirmait exactement le dire des Esquimaux, que les kablounas avaient succombé l’un après l’autre sur le chemin qu'ils avaient pris.

Le jour suivant, nous atteignimes le cap Hers: chell et le cairn élevé par Simpson (en 1839), ou plutôt ce qu’il en reste, car il n’a plus que quatre pieds de haut, et les pierres centrales ont été déplacées, comme si l’on avait voulu cacher quelque chose au-dessous. Mon opinion formée dès le premier abord est queles équipages y avaient déposé quelques objets, enlevés plus tard par les naturels.

Je dois revenir maintenant au lieutenant Hobson, qui, après s'être séparé de moi au cap Victoria, le 28 avril, s'était dirigé sur le cap Félix. A une très-petite distance, il trouva des traces non douteuses de l’expédition de Franklin : un très-large cairn de pierres, et, tout près, une petite tente avec des couvertures, des habits et d’autres effets. Un morceau de papier blanc a été trouvé dans le cairn, ainsi que deux bouteilles cassées qui gisaient au milieu des pierres, mais rien de plus; bien qu’il fit fouiller le cairn et la terre qui le portait à plus de dix pieds de distance tout autour, le lieutenant n'y trouva aucun document

écrit.

Aenviron deux milles plus loin, au sud, étaient deux autres petits cairns qui ne contenaient ni traces ni reliques, à l'exception d’une pioche cassée et d’une boîte à thé encore pleine.

On lit dans la relation du second voyage exé-

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cuté par sir John Ross à la recherche du passage nord-ouest, que son neveu, aujourd'hui sir James | |

fl Ross, parvint à la pointe Victory le 29 mai 1851. | 1 Ce fut le terme extrême de ses explorations vers | | le sud-ouest. « Prêt à m'en éloigner, dit-il, j'éle- | vai sur ce promontoire un amas de pierres de six 1 | pieds de hauteur, dans l’intérieur duquel je dél posai une courte relation de ce que nous avions | | fait depuis notre départ d'Angleterre. Telle est la | | coutume, et je m'y conformai, bien qu'il n'y eût |. 14 pas la moindre apparence que notre petite histoire nl | tombât jamais sous les yeux d'un Européen. Si 1)

: cependant une mission de découvertes en conduit ll ‘hs un en cet endroit, et qu’il y trouve la preuve de | j la visite que nous y avcas faite, je sais quel prix | |

le voyageur errant dans ces solitudes attache au

moindre vestige qui lui rappelle sa patrie et ses

amis, et je pourrais presque lui envier ce bonheur

| imaginaire. » il

Dix-huit ans plus tard, sir James Ross, envoyé 1

pal à la recherche de Franklin, s'efforçait en vain de | | |

parvenir jusqu’à cette même pointe Victory, et

dix ans encore s’écoulèrent avant que le lieute- | nant Hobson vint y dresser sa tente (6 mai 1859), | | en face du cairn élevé par le premier décou- |

| …. Il s'empressa de faire fouiller ce monument, 11 1 |

et parmi les pierres du sommet il trouva une

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boîte de fer-blanc contenant un court rapport, le rapport même de l'expédition perdue.

Ce document, écrit sur parchemin, constatait que le 28 mai 1845 tout allait bien à bord de l’Érèbe et de la Terreur; que dans le courant de la même année 1845, qui avait vu leur départ d'Angleterre, ces deux navires avaient remonté le chenal de Wellington jusqu'à la latitude 77°, et qu'ils étaient revenus par l'ouest de l’île Cornwallis prendre leurs quartiers d'hiver à l’île Beechey. Le 12 septembre de l'année suivante (1846), ils étaient bloqués dans les glaces par 69° 05’ de latitude et 98° 23° de longitude ouest de Greenwich (100° 47 de Paris), à environ 15 milles des rivages nordouest de l’île du Roi-Guillaume. Ce fut là le théàtre de leur second hivernage. Le lieutenant Gore et M. des Veaux, avec un parti de six hommes, vinrent déposer à terre ce précieux document, ainsi qu'un autre exactement semblable qui fut trouvé sous un petit cairn, à une journée de marche plus au sud.

Autour des marges du premier de ces parchemins, on remarque plusieurs observations additionnelles ajoutées onze mois plus tard (25 avril 1848). Les navires, n'ayant fait en vingt mois qu’une quinzaine de milles vers le sud, avaient été abandonnés trois jours auparavant. Sir John Franklin était mort depuis le 11 juin 1847, et

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