‹ La mer polaire [microforme]Chapitre 58 sur 70 · ÉPILOGUE · texte numérisé non relu

ÉPILOGUE

cette voie, le niveau du courage et du dévouement, et qu’iln’est pas de sol si dur, si ingrat, si déshérité du soleil et de vie, qui, une fois consacré par les labeurs, les souffrances et la mort de généreux martyrs, puisse rester en dehors du cercle, sans cesse élargi, de l’activité humaine.

A côté de ces considérations de l’ordre mora, il en est d’autres que priseront peut-être davantage les utilitaires de notre temps.

Si fière que soit l'Europe moderne de son savoir, il y a encore, dans ses cénacles scientifiques, bien des questions pendantes et controversées, beaucoup même à l’état rudimentaire. La climatoiogie, entre autres, n’a<-elle plus de secrets pour nous? sommes-nous bien sûrs de la stabilité de l’ordre de nos saisons, et de la permaner :e de la température moyenne qui fait mürir nos moissons? Cette science, qui intéresse à un si haut degré l'avenir des grands centres de la civilisation, n’abonde-t-elle pas en problèmes étroitement liés aux mutations de ce pôle magnétique (qui est aussi le pôle de la plus grande intensité du froid), et aux phénomènes qui en dérivent, tels que les déplacements des espaces d’eau libre dans l'océan Glacial et la dérive périodique des glaces à laquelle nous devons, tous les cinq ou dix ans, des étés pluvieux et des hivers d’une rigueur exceptionnelle ?

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