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quelquefois seulement il y a un aplatissement, mais jamais l'apparence de minéralisation. Ce bois se trouve mêlé à l'argile et au sable à quelques pieds au-dessus du niveau de la mer, tandis que les couches de tourbe et de bois bitumineux ne commencent qu'à 25 et même 100 toises au-dessous de ce niveau.
Il y a aussi en Sibérie d'immenses dépôts de bois à une élévation que l’eau ne peut atteindre aujourd'hui. Voici comment M. Erman décrit le sol de Yakutsk, près de la Léna, situé à 270 pieds au-dessus du niveau de la mer, et séparé de l'embouchure de ce fleuve par 8 degrés de latitude. « Ce terrain, suivant les recherches de M. Shergin, se compose, jusqu’à 100 pieds de profondeur, de marne, de sables fins, et de sables contenant de l’aimant. Ces couches ont été déposées par l’eau à une époque où l’on présume qu'elle a recouvert subitement toute la contrée jusqu'aux mers polaires. Dans les plus profondes, on a remarqué des branches et des racines de bouleau et de saule; et les observateurs les moins prévenus peuvent comparer ce phénomène à la formation annuelle des nouveaux bancs et des nouvelles îles formés par la Léna; ces bancs et ces îles consistent en effet en semblables dépôts de vase et de débris de saules, mais ils restent à 110 pieds au-dessus du sol qu'ont recouvert les anciennes eaux. Partout, à travers ces immenses gisements, on découvre des os de quadrupèdes antédiluviens mêlés aux débris végétaux. À mesure que l’on approche des côtes, les dépôts de bois et d’ossements augmentent en nombre
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+ h APPENDICES. 295 ais et en étendue. Au-dessous du sol de Yakutsk, des se troncs de bouleaux sont disséminés çà et à; mais leds 1 sur l’autre rive du fleuve, ils forment des couches si
riches entre la Yana et l'Indigirka, que les Youkahirs