CH. III. CE QUE RÉCLAME LA MERE DE GRACE
ques de dévotion envers la Mère de Dieu, quand on a le bonheur de l'aimer. J'ai dit : rien de plus simple et de plus naturel. Si j'aime Marie, si je la reconnais pour ma véritable mère, que puis-je mieux faire que de la saluer souvent, que de la porter dans ma mémoire,, que de la visiter dans ses sanctuaires de choix, que d'avoir sur moi le chapelet, le rosaire ou quelque imag-e d'elle, que de me réjouir de ses privilèges, que d'aimer à parler de ses vertus et de ses grandeurs, etc.? N'est ce pas ainsi que des enfants bien nés en agiraient à l'égard de la meilleure des mères? Rien aussi de plus efficace : car, si l'on y regarde de près, ces mêmes pratiques, sobrement employées, vont toutes à ce qui pour nous estd'uneimportancesouveraine, à faire descendre sur nous les dons du Fils par l'intercession de la mère, à reproduire les vertus de ce parfait modèle, à détacher les cœurs des biens périssables, à vivre enfin d'une vie digne de la filiation dont elles sont la reconnaissance et la sauvegarde.