‹ La Mère de Dieu et la mère des hommes (volume 3)Chapitre 38 sur 81 · CH. IV. CULTE 1) INVOCATION · texte numérisé non relu

CH. IV. CULTE 1) INVOCATION

nous les grâces qu'il a méritées. Donc, le même ordre de Providence qui nous l'ait implorer la miséricordieu se bonté du Sauveur, veut aussi que nous nous recourions à sa mère, comme à l'universelle distributrice des dons célestes.

Tout à l'heure, je montrais les petits enfants se réfugiant dans le sein maternel, toutes les fois qu'ils sont menacés d'un péril ou pressés de quelque besoin. C'est là, disions-nous, le modèle qu'il nous faut imiter. Mais à quoi bon parler des enfants ordinaires ? Allons à Nazareth et contemplons un autre enfant, celui dont le prophète a dit : « Un petit enfant nous est né; un fils nous a été donné » (i). Voyez combien humble, respectueuse et tout amoureuse estsa dépendance envers sa mère; mais voyez aussi comme il recourt à sa tendre sollicitude pour en recevoir tous les soins réclamés par son élatde faiblesse et d'infirmité : c'est qu'il n'ignore pas qu'il a été commis par le Père à sa maternelle providence. Or, que sommes-nous dans l'ordre de la grâce par rapport à Marie? Des enfants: moins encore, de petits enfants, des enfants en formation. Donc, à nous aussi de faire comme Jésus : non seulement de vénérer et d'aimer C3tte mère, mais de chercher par nos prières auprès d'elle tout ce qui peut contribuer à la conservation, au développement de notre vie surnaturelle et divine.

C'est pourquoi la sainte Eglise ne cesse, comme nous l'avons déjà vu, de prier Marie. Pas un instant du jour ou de la nuit, où cette première fille de la Mère des hommes ne soit à genoux devant elle pour solliciter sa maternelle et puissante protection. Et ce

(i) Isa., IX, 6.

culte de prière, elle ne cesse aussi de le recommander aux fidèles, ses enfants, tantôt par voie d'autorité, tantôt par voie de conseil et d'insinuation. Par voie d'autorité, quand elle les appelle à certaines fêtes de Marie, les obligeant par un précepte exprès à les célébrer avec elle. Par voie de conseil ou d'insinuation, quand elle leur recommande mille pratiques salutaires à l'honneur de la Reine du ciel, pratiques qui sont avant tout des prières. Donc, pour conclure, rien de plus convenable, rien qui s'harmonise plus heureusement avec les privilèg-es et le rôle de Marie dans l'œuvre du salut, que le culte d'invocation que les fidèles du Christ lui ont toujours rendu.

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