‹ La Mère de Dieu et la mère des hommes (volume 4)Chapitre 31 sur 119 · LK CULTS DE LA SAI!<(TE VICIIGK · texte numérisé non relu

LK CULTS DE LA SAI!<(TE VICIIGK

El ce qui le conBrme, c'est quel'Kglise honore prinn'palonienl la sainte Vierj^e à cause de sa maternité; c'est «ju'elle préconise celle raison plus que toutes les autres et qu'elle la met constamment en première ligne; donc elle est d'avis que là surtout est le motif du culte qu'il faut rendre à Marie (i). Ajoutez que, cetle dignité de Mère exigeant la plénitude de çrâce et de sainteté comme une disposition convenable et pour ainsi dire connaturelle^ nous ne pouvons honorer Marie comme Mère de Dieu, sans l'honorer ainsi d'une manière plus émincntc comme la sainte et la parfaite par excellence, puisque ces perfections de grâce coulent de la maternité divine et s'y rapportent. Et voilà pourquoi ce mode d'honorer la bienheureuse V^iergc est non seulement distinct de tout autre, mais parait encore le plus propre et le mieux accommodé à sa dignité )» (2).

Ce sont là, certes, de grandes autorités. Pourtant, elles ne font pas taire toute objection. En effet, de deuxcliosesTuneiou vous ne considérez exclusivement que la qualité de mère, ou vous la regardez revêtue (les dons de grâce et de sainteté qui l'accompagnent. Dans la première hypothèse, la maternité ne suffit pas à motiver un culte absolu ; dans la seconde, ce culte est légitime, mais ce n'est plus un titre différent de la sainteté. A cela, tout d'abord, je réponds avec Suarez que, suivant une loi connalurelle en : ' • sorte à la dignilé de Mère de Dieu, les don g^^ce,

dans l'ordre actuel de la nature turnaturaliséey sont

•io (1) Soaru, de Mytleriit otlae ChrUti, D. xxu, S. 3, | Sed quatre».

DROIT kV CQLTK D'HTPrnDUUE l8.%

un écoulcmrnt nécessaire de la inatemilé divine. Pai

ronsôqiicnlv celle-ci ne pcnl en elfe si^parée; par

ent encore, cela suffit pour qu'elle soil en elle-

: |>i»r elle-même un motif d'honorer la sainte

Vierçe. et le premier de tous. Grâce à celle remarque,

ouve résolue; car elle exclut la pre-

i . , : :, et montre que, dans la seconde, la

maternité garde à l'égard du culte son caractère de motif, et, comme nous le disions tout à l'heure, de mot-'" *" " ' nif niai.

M rt de mellre la vérité dans tout son jour,

admettons le cas impossible d'une Mère de Dieu, dé- "■' • de tout t ' ' 'cet de j^loire. Pour-

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