L- être eii' ^ n culte d'hvperdulie
Oui, répond Suarez, pour^-u que ce dépouillement ne la constitue pas dans l'inimitié de Dieu; c'est-à-dire, pourvu que vous la suj>posiez dans cet état de pare nature^ où le défaut de çr.lce ne serait pas un élément de péché, mais la condition même de l'économie pro-
ies hommages des créatures de Dieu.
r ion. Ce n'est pli t
hvp - , ....■ . .^ .0 de Dieu à qui u..... ,
tante parure de la grâce et des vertus surnatuF' mais une mère aussi orgueilleuse et désobéissante que .^Iari<• f(it litimM.- <t - - ' ; une mère r< ' " ' ' 't ri \i\.iMt «i.iiiN >i »•• I^ culte •
scrait-il encore possible: et, s'il ne t'élail plus, la
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qui la posHéde"
Je l'ai dit, et mon amour de hls pour la Mère de Dieu
t^O LtN I.E Cta.TK DE LA SAINTS VIKKOB
m'oblige à le répéter, une telle hypothèse me paraît inodmissiMe, intolérable. Non, je ne saurais comprendre comment le Fils de Dieu pourrait endurer dans sa mérc, non seulement l'absence de toute gnWe et de toute vertu surnaturelle, mais encore et surtout celte chose abominable à ses yeux que nous p- r» ' . hé. Une M«»re de Dieu qui, par son lil)i . '^t
permission de son Fils, deviendrait l'ennemie de Dieu, le juste objet de sa colère, serait pour moi la plus incompréhensible des énigmes (i). Laissons toutefois passer l'hypothèse, puisqu'en fin de compte elle doit nous mener à mieux apprécier la suréminente grandeur de la divine maternité. Mais, par respect pour la Vierge immaculée, ne la mêlons pas en personne à ce débat ; raisonnons pluldt sur une Mère de Dieu purement fictive.
Or, l'hypothèse ainsi dégagée se présente encore ^ous un double point de vue. Imaginez d'abord une Mère de Dieu irréparablement immobiliséedans le mal, comme sont les réprouvés. Incontestablement, elle n'aurait plus droit à recevoir nos hommages. Totalement séparés qu'ils sont de Dieu, les damnés ne sauraient être ni l'objet de notre amour, ni celui de nos respects et de notre vénération. Le titre demeurerait quant au fond, comme la nature elle-même ou comme le mérite autref ' ! un titre irn' ' '" ' le-
ment j ' tijté. S'il dev cr
«n considération, ce serait pour accroître le mépris et l'indiuMiation contre celle qui le porte; car il témoignerait d'une plus effroyalilc ingratitude et de la plus criminelle dégradation. Supposez, au contraire, un
(i) Voir t** Partie, L« m; L. \r, cb. a rt 3 ; L. r. ch. 4. etc.
DROIT kV CULTE 0*HTP£RDLXIK 187
éUl de péché réparable par la pénilence, c'esl-à-dire, l'éUl d'un pécheur cheminant encore dans la voie; cet état, il «•<t vrai, ne | ' i^lre ronmi sans imposer
une réserve qui diii i d'autant les expressions
de notre culte envers la coupable. Pourtant, si je ne pouvais plus honorer en elle la Pleine de çrâces et Tamie de mon Dieu, je ne rae croirais pas dt'çaçé de toute obligation de la reconnaître par mes hommages comme la Mère du Seigneur. Est-ce donc qu'un Ponlir«\ indiL'Ho polir srs fautes de représenter le Christ doiii il i-si il' \ iiMii»', a jiiTilu ses titres à la\én«Tation des fidèles; et |K>urrions-nous, sous prétexte que sa vie ne répond pas A sa dis^nité, lui dénier, je ne dis pas seulement l'obéissance, comme si Le droit de commander dépendait de la sainteté des mœurs, mais encore lesdémonstrations d'honneur réclamées par la tiare ( i ) ?
Et, -■ 'uter si haut, nous est-il permis de refuser
i«»ii le de déférence à des parents, parce qu'ils
sont infidèles à leurs devoirs envers le Créateur, et p;ir lonséjpient ' ' tce et de son amitié?
IJkijc, pour < , K'ur que nous devons
rendre à la Mère de Dieu ne repose pas uniquement sur sa ♦sainteté. La sainteté peut être une condition pour que saqualité dcmère appelle t/e/a/V la vénération qui est de son droit ; elle n'est ni Tunique, ni le principal motif. Au témoJG^nage des saints Pères, Marie devait être la ; la saint* 'me pour concevoir le
Verbe ■ :. C'est p ; '• nous disent-ils, elle
l'a conçu par l'esprit avant de le concevoir dans son corps. Prias concepit mente f/itam ventre. Dira-t-on
(0 Cf. Stttrts, /. c, 8. 1. I Ranaê lamfmi S. TImmb., m Stntfftt. III. D. 9k q. », •. I, «à tt rtcteciM •! la Jmtit oosTimt amx pécheur* r
l88 t.tV. I\. — LB ClLtB DB LA ftAINTE VIBKGB
pour cela que ce qui l'a faite en réalité Mère de Dieu, soit non pas son concours physique à la f«»rrr •- '» la chair du Mlirist, mais son iriertahie saint. -,
c'est assez parler des motifs qui léi^itiment le culte que nous rendons à la Mère de Dieu; puisque, nous en sommes convaincus, la maternilé divine avec tout ce qu'elle emporte après elle, est tellement au-dessus de tout autre dignité naturelle et surnaturelle, tellement h : — îc jamais nous ne pourrons, je ne dis pas la . ^ , mais l'égaler par nos hommages.