I. .....ce
^: 'icu. — Indulgence et
I. — La providence maternelle de la Sainte Vierge sur les enfants qui lui furent confiés au Calvaire les suit au delà de la niorl. Et parce qu'il en est qui, sortant de cette vie d'épreuves, ne sont pas jugés dignes d'être, sans retard, admis à la gloire, encore qu'ils soient morts dans le Seigneur, nous allons tout d'abord nous demander quelle est sur eux la bienfaisante influence de la Mère de Dieu.
C'est un article de la foi catholique que les âmes, condamnées aux expiations du Purç;:atoire , peuvent être, non seulement soulagées dans leurs souffrances, mais encore délivrées, par les prières, par les satisfactions, par les bonnes œuvres, par l'offrande et l'application qui leur est faite du saint sacrifice, en un mot, parles suffrages des vivants (i).
na- ■'-
lo-j i
l« CoactU: «ic Trente (•«». *h, de J'uryatorio), il e*t dit que l'L
en. II. ASSISTANCE POUR LE PURGATOIRE 3 i I
Toutefois, si l'Église a défini la valeur et rulililé des sufTrasjcs offerls par les fidèles de la terre en faveur de leurs frères, morts avec une expiation imparfaite, on ne trouve pas qu'elle ait fait une définition semblable sur rassisiance que ces mêmes dmes [)euvent recevoir des bienheureux citoyens du ciel. La cause en est, sans doute, dans la nature des erreurs qui motivèrent les définitions. Les hérétiques s'attaquèrent soit i l'existence même duPur^toire, soit à la faculté que peuvent avoir les vivants de porter secours aux âmes que la justice divine y purifie. Ils rejetèrent également l'invocation des Saints et le pouvoir qu'ils ont d'intercéder auprès de Dieu pour ceux qui chemine fc dans la voie. L'hi^lise opposa ses anath»:- . : une et à l'autre négation. Si elle ne porta pas de sentence expresse sur la question spéciale qui nous occupe, c'est que la vérité sur ce point n'était pas formellement attaquée. Mais, parce que les deux erreurs condamnées avaient [lour conséquence naturelle Texclusion de toute intervention secourable des élu ' ' i faveur des âmes souffrantes, l'Lt^lise Il ,1 ^ ter sans (|ue la même intervention ne sorte aussi comme une conséquence de ses décrets.
Du rest'Mii l;i nnture des choses, ni !'• rncnl
praii<|ue de l'I^'liscne nous laissent en d ..:. ..; cette luatM-re. J'ai dit : la nature des choses. D'après la doctrine de saint Thomas, deux choses concxiurent à rendre les '^- 's Jca vivants profitables aux défunts : la • <}ui les relie les uns aux aulreti
^narifM, eoallBl
~ ( mnn Mi AMW drlriiiir« ujn«
' .c« àm êMu il par k irte
3ia ilCNS ATtACtté» kV CULTB UZ MARIE
dansl'unilé (lu même corps vivant du Christ, et l'intention qu'ont les vivants de secourir les morts. Il résulte de là, conlinue le saint docteur, que, parmi les (ïMivros que r " A Dieu [»our venir en
:iiilc aux âjri s-ià tiennent le pre-
mier rang, où se révèlent davantage soit la communion dans la charité, soit l'intention directe de soulas^cr le prochain. Au premier point de vue, nul suffrage pour les défunts n'égale ruiïrande du sacrifice de l'autel; car l'Eucharistie, de sa nature, est le sacrement de l'union, le principe et le lien de 1 ' ' "
contient le Christ en qui toute l'I..
sur le plus inébranlable des fondements... Au second point de vue, la prééminence sur les autres bonnes œuvres appartient à la prière, parce que la prière a cela de propre qu'elle se porte par une intention plus directe vers celui pour lequel on invoque la divine miséricorde (i).
Or, qui peut douter qu'à ces deux litres les bienheurcu.x du ciel ne puissent assister les membres du Christ, trop incomplètement purifiés pour entrer encore avec eux dans la gloire. Ne leur .sont-ils pas unis par la charité? Non plus seulement par une charité dont les liens peuvent malheureusement se relâcher et .se rompre sous l'efTort des tentations et de.s passions, mais par une charité que ri<*n ne saurait plus diminuer ni détruire. Les uns et les autres, en effet, sont immol'i' ' ' "iir; et ceux qui '
et ceux qui ^ . ^ icnl pour toujours au corps vivant de Jésus-Christ, leur commun Chef.
Où mettrons-nous donc l'obstacle qui les sépare, el
(i)S. Tbom., Sapplem., q. 7
. . — ASSISTA.NCS POUR LE PUROATOmB 3l3
il. . plus heureux de compatir efficacement à
Ih - .'c dos autres? Serait-ce peut-être qu'igno-
rant leurs épreuvesils ne sauraient avoir l'intention de |,«urtr: ■'<•? Penser de la sorte
serait :. '»ns de connaissance
où sont les élus dans la patrie. Il n'en est pas deleur science des choses du pur^^atoire comme de la nôtre,
si ^ ■ ■ obscure, si indélerinincc. Du mémerej^'ard
qii -mplent les infinies beautés de Dieu, leurs
jeux plongent dans ces prisons où Dieu retient ses eiifaiil'î et ' ' >. Kt, s'ils n'en pénètrent pas
tous les II liS n'entendent pas, chacun en
particulier, tous les cris d'amour et d'anç^oisse, toute<t les «uppliciitions qui s'en échappent, au moins voientils, entendent-ils ce dont leur me<iure de béatitude et leur charité dans le Seii^neur demandent qu'ils soient instruits. Donc, de ce chef encore, ils l'emportent sur les lui' ' ' " l'exil de la terre, et mieux
que nous ; , ner leur iii!eii(ion vers le
soulagement cl la délivrance de leurs frères du Purj::it"ire.
\ ••'"•lidecette même %érité j'inToquerais, déplus, I , lient pratique de l'Lglise. Cet enseignement
je te trouve dans la sainte Liturgie, c'est-ù-dirr, dans l.v ■ ' ' ' - clic a, de tout temps,
lin nts et de ses prélrcf :
rar, au témoignage du grand pape saint Célestin, la 1 ! •!•• la prière répond ù la lui de la croyance et la
inaiiitcste.
Ce n'est pas à dire que les fidèles de la terre ne posrdenl aucun moyen de s leurs frères souf-
frant'* qui leur soit ex< hisi\rii.< u. propre: y- '•* n;ple, le »acrilicc de l'autel, laumône, les ii< > s
SiA
âiic.'is AiiAL.iii..> AL «..I Lit. wr. MaHIC
n*a i \, ' unes I'Ium, i
le bonheur de venir en aide aux âmes de qui sa juslice cxi^e un complément d'expiation.
Un fait, entre autres, montre à quel point l'Église primitive était convaincue de l'assistance prêtée par les saints du ciel aux âmes des défunts: c'est la pratique funéraire, si chère aux premiers chrétiens, de rechercher pour eux-mêmes un lieu de sépulture tout près du tombeau des martyrs; prati(|ue devenue vulgaire parmi eux, surtout à partir du quatrième siècle, et si fréquemment rappelée par la formule « Ad martyres j ad Sanrtos; anle, rétro martyres y etc. ». En effet, que jtrétrndaient nos ancêtres dans la foi, quand ils mettaient leur dépouille mortelle en contact aussi immédiat que possil>le avec les saintes rrlicpies? Se concilier la faveur et le patronage des amis de Dieu ; mériter d'être assistés par eux après leur mort, et, par conséquent, obtenir, grâce à ce puissant patronage, une entrée plus certaine et plus prompte dans le royaume du Père.
Cette intention nous est révélée, non seulement par la nature même des faits, mais par une foule d'inscriptions et d'anciens textes. On trouvera ceux-ci dans les ouvrages spéciaux qui traitent des Anti ' //r<fticnnrs (i). «t Je ne vois pas, dit saint .\ ., n, ù quoi pourrait servir aux morts d'être ensevelis dans un lieu voisin de la Mémoire des Saints, si ce n'esl que roux dont ils étaient aimés, voyant près de qui reposent leurs morts, les recommandent à ces mêmes
(i) Voir, par «"««-mple, U Dictionnaire dei Antiqaitéa chrttienne$ de ilartiçny. aux mots • Ad Sanclos. ad Martyrei ».
— A-..-M-M ax.1. itn u i.t i-URGATOIRE 3l5
S ' ' lirons qtii doivent les assislordc
Ifi , , ' r)'<*" >» (>)• ï doctrine égalenicnt
di^veloppée par saint Maxime de Turin, dans son homélie sur les martyrs Oclavien, Adventitius et Solutor : a Les martyrs nous prott^gent pendant la vie, et nous reçoivent au moment de la mort; là, pour nous préserver de la souillure des péchés, ici, pour nous ar^ ' \ riiorreur de l'enfer. Et c'est pour cela que n' I es ont voulu que nos corps fussent associés
aux ossements des Saints » (ii.
P^iulin de Noie obéissait au même senlirnenl de piété, quand il faisait transporter les restes de son jeune fils G;Ihus près des martyrs de Complutum (3), prohahlement les deux frères Juste et Pasteur, couronnés ensemble en 3o/|, dans la persécution de Dioclétien. C'est ce qu'il atteste lui-niéme dans l'une de «es plus belles poésies : « Nous l'avons envoyé dans la ville de Complulum. afin qu'étant uni de près aux martyrs par l'alliance du tombeau il puise dans le san^ des Saints la vertu qui purifie les Ames » (4)- Enfin, pour citer un dernier exemple, Constantin voulut, lui aussi, être enseveli au milieu des monuments érib^i's |uir sa munificence aux douze Ap<^tres, dans la basilique qu'il leur avait dédiée à Constantinople. Et en cela, dit l'i ' m historien, il fut en '' un
cloublc nioiif i parle désir de par , mx
prières que les fidèles adresseraient aux Apdlres; M ensuite et surtout, par la ferme conviction que ieur
• Vi s. AiifiMl.. Dt cura pro mortmit f9rmiéa, e. 4, •. t. P. L. tt,
, s \(,,... 1-.-. «/ - .- f,^ p L ,.rti. 4»8.
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4 ''• •'■» ''*rt. toi. »«fq. P. L. m. 68^
3iC
ArTA<.iii;s AI I I i.Tf: ni. mahik
■ ne .'(!).
- - , L;(JUC du
Christ la belle parole de saint Paul, célébrant l'unité (jui doit en relier harmonieusement toutes les parties: « Dès qu'un membre pAlit, tous les autres lui compatissent ; dès qu'un membre est glorifie, tous les autres se réjouissent avec lui » (a). Assurément, ces justes^ détenus au purgatoire, sont heureux du bonheur de leurs frères arrivés avant eux au s»*jour de la béatitude; donc, la même charité qui les anime doit nécessairement incliner les bienheureux compréhenseurs à compatir aux membres souffrants du même corps, et, par conséquent, à les soulager dans leur é{jreuve présente.
II. — Mais, après ces quelques notions générales, n'oublions pas que nous avons à parler tout spécialement de la bi' * Mère des hommes. Si les fidèles de la ton ils du ciel peuvent et veulent [lorter secours à leurs frères du purgatoire, est-il possible que Marie no le puisse ou ne le veuille pas,
!ini, L. ir, c. 60. P. G. xz. 11 10, »q.
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CH. tl. — ASSISTANCE POUR LB PURGATOIIIE 3l7
comme eux et plus qu'eux? Ce serait chose souverainement incompréiiensible, puisqu'elle est plus unie qu'eux tous à ces âmes par les liens de la charité ; puisque son amour pour elles l'emporte incomparablement sur tout autre amour; puisque personne, en dehors de Dieu, ne connaît aussi clairement leurs aspirations, lem -ses et leurs appels; puisqu'elle reste leur es; : . au séjour de l'expiation, comme elle le fut pendant les jours de leur pèlerinage; puisque cette communion des Saints qui réunit entre elles I'' '- ■ •■ V ' ■ parties du royaume de Dieu, l'Éî^lise !.. triotiiphante et l'K^lise souffrante, elle en est, après Jésus-Christ, le nœud et le centre ; vraie m/'re de toute la famille de Dieu.
Voulez-vous sur ce point un témoignage éclatant de la sainte Église? Lisez ses prières liturgiques, et tout spécialement celles que les prêtres adressent à
Dieu, par son ordre, au *^ ''•" de la messe : « O
Dk-u, vous <{ui donnez si li .i;nt le pardon, vous
qui aimez le salut des hommes, nous le demandons à
ceux de nos frères... qui ont passé de ce monde, arrivent au partage de rélerneile béatitude » (i).
I.CS .SainU n'ont qu'une voix pour exalter celte fonction miséricordieuse de la Keine du ciel. Elle console, elle encourage, elle soulage, elle délivre. Non ,. - - ' '■ •• • ,' • --:■-' --.l'en
qu'au dire de saint lldefonsc chaque fois que le cours <le l'année liturgique ramène la fête de l'Assomption
(I) OrtiMOf «la MiaMl pour les drfoola.
3lU , X — iM< s« ATTACaSft AU OULTB Dl MARIB
(\r II \ . . Il > .1 pour toutes les Ames du purgatt.ii. liii .i.lMiicisscinent (le peine. Marie fait participer CCS téni^breuses demeures à la joie du ciel et de la terre (i). Sainte Françoise i merveilleuses visions, fut j , de la Ueine du ciel dans sa triomphante Assomption, a Elle comprit que toutes les âmes alors détenues en purgatoire entrèrent à la suite <le la Mère de Dieu dans les parvis célestes ; de même que les âmes des anciens pères renfermées dans les limbes avaient M :^'né le Christ montant au ciel, le jour de son A II » (2).
Dans ses Gloires de Marie^ saint Alphonse de Liguori se fait l'écho complaisant et convaincu de récits ou d'assertions analo:^ues. Il rappelle, en particulier, le passage où le chancelier Gerson montre Jésus-Christ s'élevant au ciel avec sa mère, o et, tout autour, la ( nj.tivité du purs^aloirc délivrée pour l'honneur de c. lit- qu'il s'apprêtait à couronner comme la Souveraine de la grâce, la Reine et la Mère de miséricorde » (3). Quehjues lignes plus bas, il mentionne encore la pieuse opinion du vénérable Denis le Chartreux, suivant laquelle une faveur semblable se renouvellerait, chaque année, dans les solennités de Pâques et de Noël. « Tous les ans, dit ce docte et grave auteur, la bienheureuse Vierge, aux fêtes de la .Naissance du
parl:i
.- ••■,. ••-" ^^- . -• - --if^o-
(3) Geraon., Tract. IV §uper Magnificat. Opp., I. IV, p. «87.
CM. II — isSISTA!«C« POt'R LE PURGATOIRE ZlQ
Sciî^eur . i w. ^.t Résurreclîon, descend avec une multitude d'Anircs au purir?i''^irp. afin dVn retirer grand nombre d'âmes » (i
I^s /' ' ' ■ ' linte iJi ; |i:fiM.'s das-
suranr. . ~ . ^ ; la Viei;: uMne, au sujet
de cette proleclion de Marie pour ses serviteurs et ses enfants du purgatoire, «r Je suis la Reine du ciel, disait-elle un jour à notre sainte; je suis la Mère de miséricorde... et la voie par où les pécheurs reviennent à Dieu. Il n'y a pas de peine au puri^totre qui no ' ■ >.' de moi, plus légère et plus facile
à - ^ ^ • ne le serait sans moi » (a). Une
autre fois la bienheureuse Bris^itte entendit le Fils dire à la VitTije Marie : « Vous êtes ma mère ; vous
fiti'>i I:i refîne .îii ri.'l • v.iiis ÔlCS Ifl M"'r<" il<* rillsi'l'i-
tt) Dionri Carth.. term in AtêUmpt. »■ Cf. S. Alph. de lÀt(.,Gloi'
r Où Mijet on fait bieo ctirictLx qa'U «fBr-
au
te
■ lu .r.l?
— Mir
» . Il
..- .s. i:;:-j.tiM, L. t«, «. fi I. H* p. i(
Illl.^^ AltAl.Mt.'t AV l-l.
cor ' . -• 1 ^jjji ^^^jij ^,^j
pu: ^ Il terre » (i).
111. — De fjucllcs manières Marie \ienl-elle en aide à ceux de ses fils et serviteurs qui gémissent dans le purgatoire? Il y a sur celle question des ri^'ponses unanimes el d'autres plus ou moins discordante dirai d'aijord ce en >; ' ' leurs et î' ' ' qu'une seule et môin ine;nou ^;
sur quels points ils difTércnt, et comment, au fond, la diver^a^nce est plutôt dans les mots que dans les choses.
Signalons comme la première manière, et peut-être comme la plus fréquente, par où Marie porte assistance à ses enfanls du purgatoire, la pensée cl la volonté qu'elle inspire aux fidèles vivanls de prier, de souffrir el de travailler pour leur délivrance. Vous ne soul' > à vos frères soufflants; tout d'un <
vou- -entez émus de leur état, pressés d'
secourir et d'avancer pour eux l'heure où, libres de toute dette, ils seront admis à l'élerncl banquet. C'est lanière de ces heureux infortunés qui vous appelle à seconder sa miséricorde.
Un jour, Jean Ximenès, un des plus saints frères coadjuleurs de la C< ; ' ' ' ' Vil son
oiur devant une in Or.
(0 Révélât., L. i. e. i6: I. I, p. 38. J'ai voulu rapporterez texln
eu. >sISTA?fCK POUR LB PUROATOinE 331
tendis qu'il priait, il lui vint une sorte de scrupule sur son peu de zèle et de compassion pour les âmes son'' . n Ximenès, lui dit alors une voix myslë-
riçi lis bien distincte, souviens-loi d«'s dé-
funts ». Oui, répondit le pieux serviteur de Marie, je le ferai. Et de ce jour à celui de sa mort, c'est-àdire, pendant les huit années qu'il survécut, il otTrit toutes ses bonnes œuvres de mortification et de dévotion pour les âmes du pur^toire (i). Combien d'autres tri" "'- iMiiulre à celui-ci, s'il était
pernjis de ; ^ «lui nous cachent l'action
divine sur les cœurs. Puisqu'il platl à notre Dame de mendier ainsi nos suffraj^es pour des âmes qui lui sont chères, entrons dans ses desseins de miséricorde, et ne craignons pas de trop faire pour en seconder la douce influence (a).
Admirnn • - ' ' " r,
tant '«•Mil m s-
factions, pourrait en un instant payer toutes les dettes
d< ~ 'e. Pourquoi ne l'a-t-il pas voulu?
<i .1 - >n cœur et de sa justice. Nous pouvons, du moins, savoir que, s'il s'est lié ainsi lui-même. c'est pour donner aux hommes, cl particulièrement à 5rt rn'^rc, une pt •■ • • — t i...... l^cuvre de ses lar- ^. >sr-,. Or, la <■ dans les vues du divin Maître. Elle aussi prétend soulager les morts par !<• in..ven des "• veut devoir la ' ' ne d«-> unes de sr> :jntànolrecharii' , i m propre crédit ; elle fait taire en quelque sorle sa com-
0 P L. n I r.>nl. rie </« Ptiitlhatar Atfnrrt. . ti. %\.
vrui, tu lavriir u**! anuod '{u riir s LA uttit bM «OinM» '— H. >« Il
?>?1 I.. \. — 1iU;NS ATfA<.iil.> M '•• 11' »'«! MARIE
passion, alin (juc nous ayons plus libre champ d'exercer la nùlrc. Du reste, qu'elle nous vttie seulemoiil répondre à ses avances, et ses suffrages maternels s'ajoutant à nos œuvres en décupleront le prix aux yeux de la divine justice. N'est-ce pas afin de répondre à cette pensée du Fils et de la mère que les souverains Pontifes ont accordé tant d'indulg^enccs applicables aux défunts, en vue des prières et des autres exercices de piété à l'honneur de celte très dtmce Vierge (i)?
A ce premier mode de secours Marie peut enjoindre un second : c'est d'offrir pour ces âmes , captives de la divine justice, non pas des satisfactions aclnelleSy puisque l'état de la béatitude exclut toute possibilité de souffrance et d'expiation; mais les mérites expiatoires «le ««il re mortelle. Ils forment, il es? — après les s.i "US du Christ, le trésor de 11.. mais son Fils ne l'en a pas tellement dépossédée pour enrichir son épouse terrestre, qu'elle ne puisse ellemême en disposer suivant son libre vouloir.
Jusqu'ici les théologiens sont d'accord. Là où cesse l'unanimité de doctrine, c'est quand il s'agit de décider si les prières de la Sainte Vierge suflisenl par elles-mêmes à obtenir de son Fils la délivrance des membres souffrants du Christ, ou même un allégement à leur martyre (2). Sn . ■ ■ .^
prières séparées de tout i, - : , , ■',
probable et peut-être vraie », l'opinion qui leur atlri-
. ^v. iOril. de L^ . ....
,t qur nous prinvonç pir <ir it:rnp'ri
'•e JUarianum... Q. r, 0pp., t. VII,
ni..!..:.
dék-
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po,
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cil. U. — A.sStSTA.'VCE POUR LE PURGATOIRB 3 23
bue le pouvoir de flôcliir la divine justice. Toutefois, f\h* esf, selon lui, « Irùs incertaine el peu fondée en raison ,.. Kii ifTet, personne ne peul obtenir pour soimême, indépendamment de toute satisfaction, et parle iiicriti" uni ; ' •'*, la rémission de
la |)«Mn«' r:i ^ ici. Or, ce qu'on ne
peut faire pour soi-même ou peut encore moins le faire en faveur des autres : car en ces sortes de matières, toutes choses égales d'ailleurs, la prière est d'autant plus efficace qu'on prie pour soi-même. Donc, demander que les âmes des défunts soient libérées gratuiteni- ' ' * '■ ■ ' ' ' ' 'ispas' '^ . . . i pour elles, c'est s'exposer grandement à n'être pas exaucé, tut, ne va pas à nous faire regarder V» et vaines les prières que nous adressons à Dieu, pour qu'il daigne les soulager dans leur épreuve. Pourquoi? Parce que nous entendons nous
Il totale ou même partielle. En conséi|uence, avec le 1 '• '• rc à la prière, nous
^,ia., — -, la valeur 5a/à/ac/o/re
ute aux prières de cette vie mortelle (l). D'où
cette < -ste que les prières de la bien-
lieureii - .^x.m ..lit'ritr;iux Ames du purgatoire
nu l'a. iil ou la .t-.s (lion de leurs {icines,
'•'vraient avoir comme accompagnement ses satisfac-
^1) Soartz. deSacr. PomUnUmf.
3a/« L. X. — BIENS ATTACnés AU r.l KTK I>C MARIS
ment patronnées par elle, une application spéciale ries mérites qui iuisont propres à lui-mi^me (i).
Si les Saints ne peuvent, de leur autorité propre, offrir en paiement à Dieu les satisfactions des autres élus, puisqu'elles ne leur appartiennent pas, rien ne les eni| * ' Vcn solliciter l'olTrandc auprès de ceux qui le> ^ ' Jit. El c'est encore un moyen pour la
Sainte Vierge de secourir ses enfants : car est-il un habitant du ciel qui hésiterait à présenter à Dieu le trésor entier de ses propres satisfactions sur un désir, et pour les protégés de sa reine? Enfin, comme il arrive fréquemment que les suffrages, offerts dans
l'h!.'' • rtaines âmes déterminées, ne leur soient
pu- ■ >, ou parce que Dieu les a déjà reçues
dans sa gloire, ou parce qu'étant rejetées loin de sa face à cause de leurs crimes, il n'y a plus de pardon pour elles, ne peut-on pus croire que Dieu Notn* Seigneur en transmette le bénéfice aux âmes qui lui sont désignées par les vœux de Marie ?
Ainsi peuvent se concilier prali({ucment deux <>|i>nions contraires en apparence : et l'opinion d'après laquelle les Saints et la Reine des Saints ne peuvent, par leurs s' ' *" " i fsser ni même alléger
l'épreuve il> ^ lu purgatoire, el l'opi-
Je^
qu.
toi du moii -< I
aci' is
et CtiIIirir «ic- a
pM coutume <1 »
uwtiUirs par 1 . : , , , - j'c
«pèciale qui ne tombe ai wmik ïm acience, ai sous ia loi. L. c, p. soâ.
r.M. II. — ASSISTANCE POUR I.L PL'aOATOU.E 62b
nioa qui |pur atlriluic cv pouvoir d'imjtctralion, hion que CCS prières, attendu l'état de hcatitude, n'aient pas, comme lesn()tres, un mérite expiatoire ; car toute prière, faite au ciel par Marie, porte avecelle l'offrande d'une satisfaction proportionnelle au souiaijonient qu'elle sollicite, satisfaction de la Vierge elle-niôme, satisfaction de Jésus-Christ, satisfaction des autres sa;: ' IX de mettre leurs mérites à la dis-
[n<- commune.
Parmi les secours accordés par la bienheureuse Vi-'r/r-, il en est un qui mérite une mention particulière : ce sont les visites d«^s Anjjes. Rien peut-être ne fait mieux comprendre ce bienfait que le récit évanj^élique de l'agonie du Sauveur : « Et Jésus ayant pris avec lui Pierre et les deux fils de Zéliédée, il commença d'être saisi de tristesse, et d'avoir le cœur pressé d'une extrême affliction. — Alors, il leur dit: Mon âme est dans une tristesse mortelle... — El étant allé un peu plus loin, il se prosterna le ^-isajçe contre terre, priant et disant : Mon Père, que ce calice s'éloigne de moi, s'il est possible ; qu'il en soit néanmoins, non comme- ' . liiez. ..n(i).VoilA,
toute p '• et le type de l'un
de ces justes qui (^missent au lieu de l'expiation, son •■tu ' abandon complet au bon plai-
« Alors un ari;,'e lui apparut qui le fortifiait» (a). C'est I -i'e de l'envoyé de Marie. Qiu* fail'il ? \\ fortifie < ■ ■'■■ ime. Comment le fait-il ? Parfois r- '■ • - ,1
'I • 1 I l'.trt de sn reine l'annonce d'une pi > ii-
■ h., »vi. 37-40.
oaO — iiiF.Ns ATr.\«;iii.> at ci i.tf. nr. Mvnii
vroncc ; |iurfois en lui disant coml»i«*n elle l'aime, et qurlle joie ce sera pour elle de le presser un jour, iicureuxet purifié,sur son sein. Sans doute, cette Ame de juste endure avec patience cl sans ' r l<s
rudes coups de la justice; sans doule enc-,, '
que la mère dont clic a voulu t^lrc l'enfant, si Ju haut du ciql à ses douleurs. Mais pourtant quel " 1 1 de recevoir ses n " ' 1 ^
^^cmcnls qu'elle lui U - ', , I' '^
son envoyé qu'elle sera bientôt près d'elle, ou. du moins, qu'elle est pn^sente à sa pensée, à son ctrur.
Ju^eons-en par ce que nous sentirions nous-mt^me* si, plongés dans un al»tme d'ahiertume, un ansje venait de la part de Marie nous dire sa protection et ' ' lit se pr '
. '"" Notn la «lescenlc de l'ange ; mais comme nous serions autrement forts pour en supporter le poids ! Qui n'a lu dans les Œuvres de la grande sainte Thérèse un de ces récits où elle apparaît désolée, abattue, sans lumière, sans espérance, et comme séparée de son Créateur et Seigneur. Tout d'un coup, une voix se fait rutendrc au plus profond «lu cœur: Ne crains pas, je suis avec loi. Et ce mot, si court, si simple, dissipe les • le calme, pacifie, fortifie p
; !: ;.; > mois. C'est quehjue chose d a;
que produit la parole de la Mère de miséricorde • ' ses enfants du purgatoire; et voilà pourquoi les visites n- - '• Tirs dont nous parlent tant de pieux et de sain ifs ne peuvent être ni inutiles à ceux qui
les reçoivent, ni indignes de celle qui les leur prf>cure.
Cil. Il — • As^!M\M;r. rnri\ i.h ri uciAioiut 827
IV. — li pourrait scmhler que nous avons à peu près oublié jusqu'ici la question spécialement annoncée dans le titre du présent chapitre ; à savoir, de quelle ulililé peut être une dévotion sing^ulière envers Il S.utite Vierge pour les Ames que la divine justice purili».* dans le purgatoire, avant de los admettre au séjour des élus. Or, quand je parle de cette dévotion, sans prilcnlre exclure celle (jue les mômes âmes professent aclucllfment au lieu de l'épreuve, j'entends surtout parler du culte de respect, de prière et d'amour qu'elles offrirent à Marie pendant la durée de <(^tl«^ vie f ' " . Est-il vrai que la bienheureuse \i<i^f, M irdieiise |)our toutes ces àines souf-
frantes qui, d'un seul cœur et d'une môme voix, la con jurent de tourner vers elle un regard de pitié, IciiUe une main plus secourable à celles qui I* "'i f>lus honorée dans ce monde ?
C'est lÂ, en règle générale, ce dont il ne semble pas
[ - ■ ' douter. A qui donc, pour le dire rr; ■ nt,
.1 ii esse la promesse d'une prompte u > c,
Mâchée par la divine miséricorde à la dévotion du
' ' . si ce n'est aux sn '!'*rs de
'^ ii.cn, du reste, n'est j . . ux dis-
I 'itns de la divine providence dans le gouvernement dcfl hommes. Pourquoi Dieu veut-il que les
S lints inlcrvir- ' ^xiur nous aupn^s <lc sa misëri-
< •!<! •, et que -s passent en queli|uc sorte par
leurs mains, avant d'arriver jus(|u'à nous?
* • • • • • • los