I. I • • ■ . : ■ I te
I iir reine, par nos vœux el nos prières, plus nous
de titres à recevoir p.ir elle les dons de
' ' ' •• -;•!•• •; -us avons déjà montré pour l'v
3'»s 1 X. — nii.:
AiiAv^ii^.--
M\;iiits. Or, on ne %*oit pas ce qui pourrait empêcher le privilège des serviteurs de la Vierge de les suivre au deli\ de la mort ; tout, au contraire, tend à nous prrsiiader qu'ils sont, au purgatoire, l'ohjt^l s[)écial de sou active commisération. Tel a été le sentiment des Suints, comme en font foi les difTérents textes, où ils ont célébré la protection étendue par cette divine mère sur les âmes souffrantes. Témoin, entre mille autres, l'application que saint Bernardin de Sienne a faite à Marie de ce passage de l'Ëcriture : « J'ai marclu*' sur les Ilots de la mer » (i) : « Si je marche sur ces Ilots, c'est afin de visiter mes serviteurs et de leur porter assistance dans leurs besoins, parce que je suis leur mère » (2). Or, le Saint, par les flols dont il est ici question, entend les peines du purgatoire. Hien, d'ailleurs, n'est plus commun, dans les ouvrages écrits à la gloire de Marie, que ce titre ou quelque autre seroblnbje: « Marie secourt ses serviteurs dans le pur* j'ituire J» (2).
On pourrait objecter que Marie doit une assistance spéciale à ceux qui sont plus avant dans le ca»nr de son Fils, en eût-elle parfois reçu des hommages moins explicites et moins fréquents. A cette difficulté, deux réponses. La première, c'est qu'il estextrêmrment rare que la dévotion envers la Sainte Vierge et la sainteté ne soient pas allées de pair. Mais, sans rejeter le cas d'une dévolion plus expresse avec moins de sainteté, je répondrai par une doctrine clairement exposée chez le docteur .Angélique. Il enseigne donc que la perfection de la g^âce n'est pas nécessairement la mesure
9; ^ >'-- de Ligoori, Gloire» de Marie, 1 P., ch. 8, | ».
eu. II. — ASSISIAXCE POLi. __ . cnOATOIRB SaQ
.1. > >rcours accordés aux âmes des défunts, en purizatoire. Telle personne riche, par exemple, pour qui le sarnl sacrifice est célébré çrand nombre de fois, sera (\< " ' tôt que ce pauvre à qui n'est pas o :able faveur, quoique ce dernier, parle
l»< iii'licc môme de sa pauvreté, puisse l'emporter en sainteté sur la première et lui doive être éternellcmenl supérieur en gloire (i). Ainsi peut-il arriver que, pour avoir honoré plus constamment la Reine du ciel, une :*ime, moins chargée de mérites devant Dieu, soit plus rii ' ' ' '•<» par elle, et plus rapide-
11,. ^ ir de l'i'Xpiation à rt-tcrncl
r«^pos. Et c'est à celtte conclusion, si je ne me trompe, que mène le privilèi;;e de Vlnditlfjence sabbatine^ s'il *""'• ^ ■"•' 'r*» suivant toute la propri»*»- ^-'^ t,>r..,«.c
V. — Nous avons parlé du premier privilège a'î ' ! lire de Notre-Dame du Mont-Car-
II' -. e d'une bonne nuirt, et, par con-
«ii'quent, l'enfer évité. Mais il est une autre faveur noa Il l«»ment promise à certaines
<•..; , 1 ...i> du même Srapulairc; je
veux dire une prompte délivrance du pur^'atoire. Ce privilège, comme il est aisé de le voir, est différent du premier quant à r ' ' -m- • •■ i i',t
« li.ij.per au suppli m-
iriccs de l'autre vie. Il en diffère aussi quant à l'origine et quant aux conditions requises pour en jouir.
33u - Bie!«s ATTAcné* au culte nE maiiie
El d*abord, le dernier privilège, appelé communément prioUrye du samedi^ priuilegtum^ dt'ploma tlinum, ou bien encore Indulgence Sal)!>atinç, se Il iiiiirne de la Grande Promesse par son origine. Kii <'IT«'I, il n'est pas compris dans la révtMalion faite à saint Simon Stock, en laSi. Ce fut soixante ans plus tard que la Mère de miséricorde, Notre-Dame du iMi)nt-Carmel,daig^na le manifester au pape Jean XXII, probablement à la veille de son élection. I^ Bulle par laquelle le Pontife aurait promulgué celte faveur avec plusieurs autres, accordées à l'Ordre dii Mont- Carmel, serait du troisiènie jour de mars, la sixi«^mc année de son Pontificat (iSsa).
Plusieurs questions de ij^rande importance se posent au sujet de ce document et de la partie de son contenu qui concerne plus directement V Indulgence sabbatine,
I.a première porte sur Taulbenticité môme de la liiille pontificale, et, par conséquent, du privilèj^e qu'elle promulirue. Impossible de traiter un pareil stijet en quelques pages. Il faudrait, pour l'épuiser, uti«» longiic dissertation qui ne peut trouver ici sa |tl;ire. Si le galiiran Launoy n'a vu dans la Bulle sabbatine qu'une grossière mystification ; si, de lear itriips, I«>s Bollaiidistes, dans la personne du savant >' ••'»'brock,ont douté de la valeur du document pon- 1 jusqu'à le regarder plus vraisemblablement romme apocryphe (i) ; d'autres écrivains de la Comjias^nie de J '"sus, d'accord avec les relii^'icux Carmes, ont combattu pour en soutenir l'authenticité. Tels,