G ATTACHÉS AU CLLTE DB MARIE
ricordc de Marie, comme celle de Jésus, comme celte de Dieu, le Père des miséricordes, est faite de sagesse aulaiil que de bonté. Une miséricorde ijui ne serait pas niarfjuce au coin de la sagesse ne serait ni convenable à Dieu m digne de sa mère. Encore donc que la misère, et surtout la misère morale, soit Tobjct de la miséricorde, Dieu n'est pas tenu d'user d'autant plus de celle-ci que la créature s'enfonce plus profondément dans le mal (i). Or, la sagesse, pour Marie, c'est (le conformer ses pensées et ses volontés au bon plaisir de Dieu. Donc, parce que Dieu ne veut pas, et c'est œuvre de sagesse, priver entièrement sa justice des réparations dues par les coupables, ni donner à ceux-ci l'occasion de ne pas ventrer sur eux-mêmes les injures de Dieu, sous prétexte (|ue la miséricorde couvrira tout, indépendamment de leurs propres satisfactions, Marie ne peut ni ne veut épargner totalement à ses lils la peine méritée par eux.
Ajoutez cette autre considération déjà signalée plus haut. C'est que cette condescendance excessive n'irait à rien moins qu'à ravir aux vivants l'honneur et la joie de tendre une main secourable à leurs frère**, et qu'elle relâcherait, par conséquent, les liens de charité qui doivent nous unir tous dans l'unité du même corps mystique, sous Jésus-Christ, notre commun Chef (a).
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en. «I. — ASSISTANCE POUR LE PCROATOIRB 337
Faut-il le dire encore? Il me semble que les justes eux-mêmes, au milieu de leurs épreuves, préfèrent cet ordre de providence à tout autre qui les leur éparijnerait totalement. Car, s'il est un besoin comme naturel à des âmes tout embrasées de l'amour de Dieu, tels que sont les justes au purg^atoire, c'est celui
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