‹ La Mère de Dieu et la mère des hommes (volume 4)Chapitre 65 sur 119 · III -^a. rW. (ifOrnl , >\. S liKh Kl Im faila · texte numérisé non relu

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338 L. X. — fait.

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riiistoire des saints les plus illustres. Certes, ils sont pressés de voir Dieu. Leur grande peine est d'être éioiî^nés de sa présence ; mais ce désir est subordonné lui-même à la passion de laver de leurs larmes et, s'ils le pouvaient) de leur sang les moindres injures faites à la divine bonté.

de datt' p>Ti^ rAfvrnie. ndUmmeot par Soarex, et j'avoue qu'elles m'oot

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I i>ar MÏnt Grégoire le Grand, irait à confirmer celte

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I. — .\l»or(i(>rjs l:i troisu-riif (jucsUoii sur l<'s avarilaçcs que procure «iiix serviteurs de Marie la dévotion qu'ils ont pour celte divine mère. Elle concerne les hieidieureux Iiahilants du ciel. Fux aussi reroiventils. dans leur «'tat pnVsent de gloire, quelque hicnfait dont leur amour pour .Marie soit la source ? Je n'ai pas A rappeler comment leur béatitude, mi^me suhstrintii'llr, est une çrAre qti'ils Ini doivent, apr^s Jt' ■•-. S'.n I lU. C'est ce que disent assez les titres de < de notre aiU^c^resse, de porte du ciel, d'échelle du " . de mère de notre salut que lui donne uuiver- :. lit le peuple chrétien. l/hi;lisc ne nous permet pas d'oublier une vérité si glorieuse pour sa reine, puisqu'elle nous apprend A lui dire la touchante invor.Mîion du Satur Urgina : » Tournez vers nous vos i< .ards miséricordieux, et mont retenons, après cet ejTti^ Jésus if fruit bf'nt dr vos entrailles «.Non, personne n'entre dans la bienheureuse patrie que soutenu, proléifé, introduit par elle. L'aftirmer ce n'rst pas faire injure à Jésus-Tlhrist, puisque lui-même a voulu cet ordre, et qu'il procé<ie de ses mérites.

34o !'• X. — BIENS ATTACBC8 Al ! I>B MARIE

Mais, encore une fois, là n*cst pas la question présente. II s'agit de savoir si les serviteurs et les enfants de la Vierge, une fois entrés dans la gloirç, doivent la remercier (Il lus maternels et 1- ' ne

éternelle rccon II <•, sans toutefois | >r-

mais attendre aucun bien de son actuelle influence. Assurément, si puissante qu'elle soit auprès de Dieu, son intercession ne saurait plus les élever, même d'un det^ré, dans la béatitude substantielle; car elle ne va pns jusqu'à faire de l'état du terme un état sembl: ' ' lui de la voie. Au ciel, plus de mérites

et, pui client, plus de changements dans la me-

sure de gloire et de bonheur attribués par la divine saL::e.ssc à chacun des élus.

Mais, si la béatitude essentielle est indépendante de Marie, on ne peut en dire autant de ses accessoires; et c'est là que la présence et l'influence de la sainte Yirr -. 'vêlent pour l'utilité, la consolation

et lajoien > ours serviteurs. Comment, en effet,

celte union de la mère avec ses enfants, dans la possession de l'éternelle bcaut»', serait-elle indifférente pour ceux-ci cjn ">'î illf «'si si iiî<':m* de lOiiissMiircs pour la

mère?

Croyez-vous que ce ne soit rien pour le cœur de Marie que de contempler cette multitude de fils, venant les uns après les autres prendre place auprès d'elle au céleste banquet? Ils arrivent de la vallée des larmes, échappés. ' ' îe, aux

mille dangers pain , i péri ;

et leur totale délivrance ne ferait pas battre plus suavement son cœur maternel? Souvenez-vous de ce que ressentit la mère de douleurs, quand parut devant cite son Jésus, victorieux de la mort et du tombeau; et

cil. III. — St'RCnOIT DE BCATITUDI 3^1

VOUS aurez quelque i(l»'c de ce qu'elle doit éprouver rli:ifjue fois qu'une nouvelle âme, passant du purgatoiiv aux délices du paradi.s, vient saluer en elle sa lilM-ralricc el sa mère. Analogie d'autant plus frappante que Marie voit en chacun des élus son Fils glorifh' : car il iffu est aucun qui ne snit un membre vivant du Christ, appartenant à la plénitude du Christ.

Or, si telle est la joie de Marie dans cette bienheureuse rencontre, quelle ne doit pas ôtre celle des serviteurs el des enfants ? Au lieu de considérations toujours plus ou moins froides, voici quelques faits bien ' ' ' *" ntir combien grande est leur

•' Heine du ciel. J'ai dit plus haut comment le désir de la contempler face à face consumait un saint Stanislas Kotska, au point de lui • "■''•• intolérable une vie passée loin de sa pn'sence. i /maintenant, s'il est possible,avec quels élans

de cour il alla, ses dé.sirs exaucés, se prosterner ' ' int elle et s'enivrer de ses rcs-

Maintes fois, les saints Pères ont déployé toutes les »'S de leur éloquence |>our peindre le triomphe

... >! dans sa bienheureuse Assomption. Or, ce

qui les charme par-dessus tout, ce qu'ils décrivent avec plus d'amour, ce sont les chants d'allégresse par les habitants du ciel, A l'arrivée de leur me: tant il est vrai que la présence de Marie porte la joie dans tous les cœurs. « Oh ! que ce joor fut •■ ' \,s*«*rrie le pieux Eii'î me ce fut

piiU! 1 - ccles une heureuse el i : ii>le fête!

O n'était p«s vous seulement, ô notre Dame, qu'il exaltait d'une manière inelTable; le ciel lui-même où

3^2 l.. BIENS ATTACIIÉS AU CULT» l>f. MMUi:

VOUS |)«Mi»''tric/, et toul ce qu'il renferm* , .>-> ."- •.. votre pr.'sence un indicible éclat ; car vous le remplissiez jusque dans ses dernières profondeurs de la s{)!endeur pres<j«e iiiniiic de vos vertus, de v« et de vos miséricordes. C^ux-là même qui, dr iniers jours de la création, avaient mérité d'en être les heureux citoyens, ceux-là, dis-je, tre^^- t

«l'une joie nouvelle; et ce fut pour eux un ai -

ment de l)onlieur que de contempler celle qui, par le fruit béni de sa virginité, réparait l'inlégrité de leurs ph;i' .. » (i).

I ' que cette gloire de la Vierge est en quel-

que sorte une quantité négligeable pour le bonheur des élus serait, du même coup et pour les m causes, refuser toute influence l)éatifiante à la î>.i humanité du Sauveur. Ce n'est pas là ce que pcnsuit l'auteur du livre si connu dont je citais tout à l'heure un fragnjent. Puisque la terre elle-même, celte misérable terre, a été si prodigieusement gloriliée par la présence du Christ et de sa mère, « considérez, je vous prie, quelle gloire, quel bonheur, quelle ji' tion ce sera pour tous ceux qui seront admis à 1 nelle béatitude, de contempler Dieu, Notre Seigneur, devenu leur semblable dans la substance de sa chair ; de le voir gouverner en souverain mafire le ciel, la terre et les enfers ; de le sentir qui les entoure d'une afTeclion plus que fraternelle, et leur accorde sans relard, sans con ' ■• l<^ul ce

qu'ils peuvent --- i"el sera

le transport de leur joie, quelle leur propre élévation, quand ils verront de leurs yeux celte Heine de qui leur

I ) Eadmcr, de EjecêHoUia B. V. P. L. eux, î^^*^ «q.

CH. III. — ftUHGHUir un. BLAriTUUK 3^3

sont venus tous les biens, triomphalement assise aux <"'' : i Fils qu'elle a enfanté de ses entrailles, et ( liant, en vertu de son droit rnatorncl, à lu

domination du même Fils sur la terre et sur les ci»'ux » (i). Pouvoir se dire, en toute vérité, celle Ueinesi universelle, si puissante, si glorieuse, elle est de ma race ; plus encore, elle est ma mère, une mère de qui j'ai tout reçu, qui me connaît, qui me regarde avec amour, qui me porte continuellement dans son ctjeur, et la contempler face à face, n'est-ce pas une consolation sans égale; et, dans l'attente même de la vision de Dieu, n'y aurait-il pas là de quoi procurer un avanl-goiU du paradis ?

El cette joie ne s'éteindra pas. Ce saisissement de Fâme, éprouvé par les serviteurs de la Vierge au premirr - • l ' - itrée dans le ciel, ne sera pas unr ; car ni la beauté de Marie,

ni son amour ne sont de ces choses qu'on puisse se las^rr il- S'il se fait quelque <' Mit dans

l'élut de- . -arcux,cc sera pour 1. . .., , Ticr un

nouveau surcrutl de jouissance. Aujourd'hui, leur joiiissniicc est purement spiriluelle ; vienne l'heure de Li riMirrcclion, la présence de Marie sera désurmain iinr fi'ic |K)ur tous leurs sens : fête des yeux qui ne {lourront se rassasier delà contemplation de sa beau- ! •; fêle des oreilles, qui '

j «vemenl que toutes les \ ,

du ciel, à la suite et sur les pas de l'Agneau ; fête du car une telle mère, après avoir tant de fuis

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