‹ La Mère de Dieu et la mère des hommes (volume 4)Chapitre 85 sur 119 · J1II · texte numérisé non relu

J1II

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cours par l'hérésie nestorienne, se groMÏt devant les obstacles, et les reir ' -.iir le mnn.l.- Or, ce qui est arrive ^i. •"• r i . -

1 1 ; Ob., », 4.

47* l- *'• — »•« CULTK DBS KNFANTS POUR LEUB MÈRE

Icra toujours dans la suite des temps. Tout effort de l'enfer pour étouffer ou pour amoindrir le culte de la Mère de Dieu sera l'ocrasion providentielle d'une expansion croissante. Iconoclastes, .\lbigeois, Protestants, Junst^nistcs seront les uns après les autres ce que fut Nestorius avant eux : les promoteurs involontaires du culte de Marie. Ainsi des invasions injustes, victorieusement repoussées, 2Tandis«?CMf lep^tiple attaqué contre tout droit.

Ajoutons, comme dernière cause, la l»ii U cvuiiilion. Je n'ai pas à dire ce que fait cette loi dans l'ordre de la nature, ni dans quelles limites elle se renferme; je n'entreprendrai pas non plus d'en montrer les multiples applications dans l'ordre supérieur de la grâce, qu'il s'agisse de la croissance individuelle ou du perfectionnement dans le domaine de la croyance et du culte de PL^lise (i).

Il me suftit d'avoir constaté l'existence universelle de la loi. Or, pouvait-elle avoir un champ d'application plus favorable que la dévotion pour la Mère de Dieu ? Ouoi de plus simple et de plus naturel pour des enfants que d'étudier les perfections de leur mère, et de chercher chaque jour de nouvelles manières de lui U'. " : et la vr ' Il qu'ils ont pour

rli. teest,coi! lie, le chef-d'œuvre

(!c Dieu, un océan de grandeurs, de puissance et <le miséricordes, où n'iront pas It-urs inventions, et quand sentiront-ils le besoin de dire : c'est assez ; assez d'honneurs, assez de fôtes, assez de .prières, assez de louanges?

Il) Voir mr ce point notre tmii-- nr la i'n-

MUS, i^ IT, c. 6.

CH. IV. — A.TriQUITB KT D&VELOPPEME.NT ^7^

Enfin, o'oubiions pas l'association tant de fois reconnue de la bienheureuse Vierge et de son Fils dans tous le- »'s. Si donc le culte du Fils comporte

des ma;... .....ions toujours plus nombreuses et plus

variées, ne faut-il pas, sous peine de rompre l'indissoluble lien qui unit la mère au Fils et le Fils à la mère, que celle-ci participe dans sa mesure à l'expansion du culte de Jésus-Christ? Donc, loin de nous scandaliser de voir Marie toujours plus honorée, toujours plu- ' devrait nous surprendre et nous

par^ -- j ment étrange et contre nature, ce

serait un recul ou même un arrêt définitif dans les hommages rendus par les chrétiens à celte Vienne, leur mère et la Mère de leur Dieu. Au reste, pour le dire encore, l'antique adage, /ion nooa srd noue, reste sauf dans cet épanouissement successif de liliale dévotion: ce ' ' *' t ie, ce que nous 1 is

en V rien de plus ni n >,

que nos pères dans la foi croyaient et vénéraient, dès la ; se, la maternité divine et

|;i i.... . . ..... ... "• '•' '>■••'' Sauveur cl la

Mcdialricc du ^

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la dcvouOD catholique, et coactusioi

I, — LeProlestantisme n'a pas ëlé le seul, dans les temps modernes, à comhaltrele culte de la Mère de Dieu. Une hérésie plus dissimulée, plus hypocrite, et non moins dang^ereuse par cela même qu'elle se couvrait du masque de la foi et de la piété calholitpie, a suivi Luthériens et Calviciistcs dans celle voie. Je veu.x parler du Jan.sénismc et de ses adeptes. Ce qu'il avait fait pour^ disons mieux, contre la dinne Eucharistie, le Jansénisme l'a renouvelé pour le culte de la lùenhcureuse Vierge. Il ne nie pas ouvertement les prérogali%-e» de Marie ni l'honneur que nous devons lui rendre et le secours (jue nous en [»ouvons recevoir ; pas plus qu'il ne niait la présence réelle du corps ef du sang de Jésus-Christ dans le sacrement de l'auti-i ou les fruits de sainteté qu'ils produisent : ce sont là des procédés manifestement impies qu'il faut In' ^^ aux hérétiques déclarés. Mais, tout en cachant s. taques sous de faux prétextes et des apparences menteuses, il n'allait pas moins sûrement à «létruiredans les iïnies et la haute estime que nous devons nourrir deses grandeurs, et surtout la confiance filiale que les

cil. V. — DERMISRS B.'tXEMIS. TRIOMPHK 4?^

chrétiens ont toujours mise en sa puissante et maternelle intercession. Ces ^ands titres de Médiatrice, de ilricc de notre salut, de Mère de grâce et de ...,-^i,. .»rde, cl les autres du même genre, il ne pouvait les tolérer; et, parce que le Salue, fieginay les résume tous, quand il appelle Marie notre vie, notre r, cl nul: file hymne, chantée

;;inl de ^ . i >r universelle, il lau-

rait étoufTée, s'il l'avait pu, dans la bouche des chrétiens.

Vainement lui uiontrait-on les titres et les louans^es qu'il poursuivait de ses crili(|ues, employés par les Pères et par les Saints; c'étaient chez eux « des expressiûii ' ^s cl figurées dont il ne faut pas se *> . nco et sans discrétion » (i). Quant aux hymnes de l'I^lise où se trouvent et « ces i , et ces vaincs flatteries », il : (MIS plus modérés et, par conséquent, plus vruiH,soiten les interprétant, soit même en retranchant ce qu'elles ont d'exagéré, pour y substituer ' - ' '•• f — •• - • moins propres à faus-

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ii. — .Mtirc intention ne peut éire de r«^fuler en détail toutes les attsiques dirigées par le Jansénisme contre le culte de la Mère de Dieu. Grand nombre d'en-

dii Ilr.vlairedc Pwm. publi.? par Fr. de llarlay... (/rf.. i6iVf., p. 73.

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Et, pour n* parler que de ce dernier, rOfflcc de la Vierife ne conle ■

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tre elles ont été d^jà victorieusement repoussées dans le cours du présent ouvrage, et celles-là surtout qui V ' ' ' il ou contre la coopération de la

> - hommes, ou contre l'assistance

que tout chrétien, si criminel qu'il soit, peut trouver en elle. Quant aux autres, elles se dissiperont facilement à la lumière des principes que nous avons mainlrs fois établis. J'en noterai pourtant quelques-unes, ne

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fûl-ce que pour montrer par de nouveaux exemples le genre de ces lrislesscclaires,et leur acharnement contre la dévotion filiale et confiante des callioiiipirs pour leur divine mère. Tout le venin de leurs désolantes doctrines a été concentré par eux dans le petit livre ayant pour titre : Averiitsemens salutaires Je la bienheureuse Vierge Marie à ses déoots indis"'\ que nous avons eu plusieurs fois l'occasion de ^ lcr(i).

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