‹ La Mère de Dieu et la mère des hommes (volume 4)Chapitre 9 sur 119 · CI · texte numérisé non relu

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Soa potcrat major dextera ferre Ueum.

Jusqu'ici y n .n ^'ticre parlé »|:ii> tic i.i iiourmiic divine qui nous a èl»'* préparée par le niiuislére de Marie. Il faudrait, pourépuiscr le sujet, exposer maintenant le riMe de cette Viera^e bénie dans son rapport avec le Prêtre de la nouvelle Alliance; comment la consécration de notre Pontife s'est opérée dans son sein par l'union de la nature divine à l'humanité du Christ; comment elle fut le premier et le plus saint des tabernacles où reposa la grande victime, et le [iremier autel où le Dieu de l'Eucharistie s'offrit pour la !ii Pore et le salut des hommes; coninjenl enfin, unant Jésus-Christ pour souverain Prêtre, elle nous donnait en lui tous les prêtres ministériels, ses rejir. viMitants et ses organes. Mais ces différents points de doctrine nous les avons déjà traités par avance, et c'est assez «le les avoir brièvement rappe-

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de la Loi nouvelle, et le sacrement par excellence, con- 'ion et couronnement de tous les autres (a) ; et , .. ... ces derniers on peut dire, aux mêmes titresquc de celui-là, que l'origine en est, après Jésus-Christ, dans Marie. Que sont-ils, en effet, si ce n'est la vertu • - ' .Îésus-Ch •

il dans 1- ^ -

tuent? Or, si le sang dont ils appliquent la vertu vient

si c'est de son ronsentement

ils pas d'elle?

Ajoul«Mi)iis-M<jus qu'ils en proo'Ji'til en us

un autre point de vue : c'est que ropfration int

Esprit, (|ui les rend efficaces, est comme le prolongement et l'extension de colle qui féconda le sein de la divine Vierge. « La même vertu du Très-Haut, la même opération du Saint Ksprit qui a fait enc^endrer à Marie le Sauveur, fait engendrer le fidèle à l'eau régénératrice » (i). C'est ce <|ue saint Léon dit du haplème; et l'on pourrait, en les modifiant, appitqtter les mêmes paroles aux autres sacrements de 1' I

Oui ne voit, après ces rcwisidérations, combien l influence de la sainte Église le cède à celle de la Mère de Dieu dans l'œuvre de notre sanctification par le sacrifice de l'autel et par les sacrements? Oui ne voit aussi comment sont vérifiés les noms de Vierge sacerdota/e, d' Assistante dnPonùfc éternel, si souvent attribués à Marie? Elle les a mérités pour la participalion que nous avons dite au sacrifice du Calvaire; et, par une conséquence naturelle, ils lui conviennent au même titre, à raison de son rôle dans l'institution des sacrements de l'Eglise et dans leur administration (a).

Mieux encore : elle en est digne parce qu'elle est,au ciel, notre médiatrice auprès du Pontife le grand Médiateur, comme lui toujours vivante et toujours dans l'acte de la médiation en faveur des rachetés. Puissante certes est la voix de l'Eglise auprès du Christ,

(i) s. Léo. Srrm. in nntal. Pom. 5, c. &. l». L u», an.

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d' uidutlu». |iurè;auiit>» «ukctpcrc. 'ierkuu, tract, ill

»i., Op., l. IV, p. a7».

cil. i: .USl, FILLE DE MARIE

son tlpoux; mais si prompt qu'il soit à écouter et à exuucer ses pri6res, les supplications de la mère ont encore plus d'autorité pour ouvrir le ctpur du Fils, et faire descendre à flots les bénédictions célestes. Et rL.-lisc lésait bien, puisqu'elle demande constamment à Marie de faire agréer ses prières auprès du çrand MtVliatfijr. rt d*' «r montrer ainsi doublement mère, iiiéif <lu S.i-ii. ii .1. ^lisel mère de rÉylise et des enfanls de rilglisc. Je ne m'étendrai pas davantage sur ce sujet. Ce que nous avons dit non seulement de la boulé, de la puissance et de la miséricorde de Marie, mais encore et surtout de l'universelle prééminence de sa 1 (•)» me dispense d'entrer dans de plus

loiu> u. »Lioppemcnts sur celle troisième fonction.

IV. — Reste la quatrième fonction de l'Eglise, ce que non " ' .avoir pastoral. Faut-il croire

aussi qu .- - i>e Vierge conserve encore en

cela sa préénunence sur l'Église? Oui, répondronsnous. .Aussi bien, l'Eglise ne la salue t-elle [>as comme sa Heine, comme sa Dameei la .Souveraine universelle? Certes, je ne prétends pas qu'à elle ait été contié le gouvernement de l'Église de Dieu, avec le pouvoir ' ' -le régler la ' ' '

; r{ les Concilr ■ il

lui plaît de donner des ordres à des âmes qui lui sont plus rlièrrs et de leur commettre des missions. Mais toiijoiirH elle exige que l'exécution de ses désirs reste >it!ioi,l(Miiiée à la volonté des supérieurs légitimes, et de ceux>là tout particulièrement qui sont préposés au ;;ouvernement général des fidèles du Christ. Une vi*

, I } 11* pMtir , ; L. Tm, e. a. S «1 4«

5C L. Vtll. — LES EXTANTS DE UKMK

sion dans laquelle Marie conseillerait d'outre-passer ou de mépiiscr les ordonnances des supt^rieiirs visibles, devruilètre tenue pour une tentation diabolique ou pour une illusion pure. Mais cela même ne prouve pas que la bienheureuse Vierge n'ait sa part de choix dans le minisière |' ' ni il faiidruil met-

tre en doute lauloi isl lui-môme, puis<

qu'il soumet les ordres qu'il donne personnellement aux mômes conditions.

Que dirons-nous donc? Que celle participation de la Sainte Vier^^'e au ministère pastoral est d'un ordre supérieur, tout ainsi quesa part à la dispensation des divins I • «i. Elley est 1res il ■ "'''\mais

de la II (iii elle le fui apt avant

sa glorieuse Assomption, avec cette double différence pourtant que son action est aujourd'hui plus puissante et moins visible à nos regards. Que faudrail-il pour que cette inlcrvenlionnousappariU dansloutesa grandeur et toute sa gloire? Qu'elle cessât pour un temps sur ri! ' ' que rien ne vînt la remplacer. Hypothèse 1 iltle, mais qu'il nous est permis d'imaginer, afin de mieux concevoir quelle nécessaire influence a Marie dans la prospérité surnaturelle de la société chrétienne.

Léon Xlll nous disait plus haut ce que Marie, du haut du ciel, a fait pour conserver intact et pur le drpôt de la foi; comment c'est d'elle aussi, de sa tendresse et de sa providence, qu'il faut attendre le bienfait de l'unité, fruit insigne de sa maternité. Or, ne sont-ce pas là les deux em{>lois [irincipaux du ministère pastoral : procurer aux fidèles du Christ et conserver en eux l'unité de croyance et l'unité d'amour? Si vous me demandez comment la bienheureuse Mère

CH. t.ULISS, riLLK DS MARll .»7

des hommes est ainsi le soutien le plus efficace de l'autorité des pasteurs au sein de l'Église, je vous la ri " "Ul près du l^^Ile de son Fils, le Pasirjir

,ic;> j .. L le i*ontife de nos i\mes, n»édialricc devant le Médiateur; et puis je vous ferai voir les Anges descendant du ciel à sa voix pour apporter assistance à l'épouse du Christ, sa fille, combattre les puissances de l'enfer et les enip«Vher de prévaloir jamais contre

elle.

De tout ce qui précède il ressort manifeslemrnt que '••- ''Mix maternités, celle de l'Église et celle de la ■ Marie, ne sont nullement incompatibles entre elles. C'est chose manifeste, si l'on considère la maternité dr y ' > son élément [»rincipal, c'est-à-dire dans I II à l'œuvre de la rédemption con- Nommée sur le Calvaire ; puisque l'Église, en tant qu'elle se ' •• de la Mère de Dieu, n'y prit aucune part. <■ : pascliose moins évidente, s'il s'agit

des fonctions ayant pour fin l'application des mérites da Clirisl et la répartition des grâces : car autre est |r .' if de l'Église, autre celui de Marie. I.x>in de

Mj r ou de gêner l'K^'lise dans son action, la

bienheureuse Vicnrc est pour elle une nécessaire cl puissante auxiliatrice. Il n'en e>t pas dans l'onlre de la grâce comme pour celui de la nature. Kn relui ci, l'homme ne peut avoir qu'une mère, parce que ce qui fait la mère ne peut être partagé. Mais, dans celui-là,

rir-: * 'if que plusieurs causes coopèrent à des

<1. . ils à la génération complète des enfants

de Dieu ; parce que la grâce, princi|>e intérieur et f.,rnii- .1.- ■ : . In ^ int

l«jî> df >HC! ' "*

nés les ans aux autres, et concourant, chacun dans

58 L. VIII. — LES K^rATtra ds marie

leur sphère, à la fin commune à tous, la sanctification de rii jmme et la gioriBcalion de Dieu.

Ici revient la conclusion par où nous tmiuinDiis le premier chapitre, sur les rapports entre l'I^glise et Marie. Ouoique TLglise soit la mère des fiilèles, elle est elle-même une fille pour Marie, puisqu'elle a reçu par sa ministérielle entremise et qu'elle reçoit encore et la vie dont elle vit elle-même, et la vie qu'elle communi que à ses enFants. Oui, la maternité de l'És^liscet, ce qui revient au môme, l'Ë^'lise elle-même, dans son existence et dans son action vivifiante et sanctifiante, dépend de Marie. Tel est, pour le plan divin, Penchâtnement harmonieux des choses et des causes que, si vous enleviez à Marie son rôle providentiel dans l'économie du salut, c'en serait fait de notre mère, la sainte Église. Pur conséquent, nous avons eu raison de l'affirmer aprcsies Pères, le rapport desimilitudeentre les deux mères est, dans un sens très vrai, le rapport de l'exemplaire à la copie : car, d'un côté, la Vierge a dans un degré siirerninent les perfections de l'Église; et, de l'autre, ces mêmes perfeelioiis dépendent de sa propre perfection.

Donc, celte l)énie Vierge est vraiment, pour l'Kglise, ce qu'elle est pour tous les enfants de l'Eglise, une mère.

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