Imp. mar, cust. {Med. rep
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Les attentats contre l'enfant.
a. — Avortement.
Chez la plupart des peuples, sauvages ou civilisés, nous avons dit que la stérilité entraînait pour la femme une sorte de réprobation. C'est que, partout, r^nfant doit contribuer aux progrès de la collectivité, multiplier la force de la famille, de la tribu, de la nation. Sans doute, un sentiment tout instinctif porte les parents à désirer la naissance d'un être issu d'eux-mêmes. Mais ce sentiment est dominé parfois, chez la mèare, par l'œpoir de mieux assurer sa position dans la famille; chez le père, par Tespoir de posséder plus tard un aide et un collaborateur en ses travaux. L'in. térét, plus ou moins conscient, qui se dissimule sous le masque de laphilogénésie, disparaît quand il se trouve combattu par un intérêt contraire et d'exigence plus immédiate, et l'enfant est sacrifié dès qu'il menace de compromettre ou seulement d'entraver les conditions d'existence des parents. Avant tout, ceux qui ont atteint la pleine période de la vie, les forts, doivent se maintenir en la
place qu'ils ont conquise, et par une loi fatale l'entretien des individus prime celui de l'espèce! Dans les nations primitives, là où règne la promiscuité des sexes, où la jeune fille partage indifféremment ses faveurs entre tous, où la femme, en dehors de la capture exogamique qui la fait esclave, ne trouve dans l'homme qu'un mâle brutal, prêt à l'abandonner après la satisfaction de ses appétits grossiers, où elle ne peut compter, ni pendant ni après sa grossesse, sur aucune protection, l'enfant constitue pour la mère une charge trop au-dessus de ses moyens : la mère s'en débarrasse. Il est aussi licite à la femme de détruire son fruit que de se donner à un homme. D'autres fois, î'enfant est supprimé d'un commun accord entre les parents. Les Tasmaniennes pratiquaient largement l'avortement; elles obtenaient l'expulsion du fœtus, en se faisant frapper le ventre, à coups redoublés, par de vieilles femmes (Bonwrick) *. Les Néo-Calédoniennes ont souvent recours à l'avortement; elles usent, en pareil cas, d'une décoction du bourgeon rouge de la grappe du bananier (Patouillet) ou du fruit vert, qu'elles font bouillir et avalent bouillant (de Rochas *). 11 ne faut point ici rechercher d'autre cause que la rareté des subsistances et la diflBculté de nourrir les enfants. Ce