‹ La mère et l'enfant dans les races humainesChapitre 104 sur 107 · Webb, l. c · texte numérisé non relu

Webb, l. c

breuses compagnes, et sollicitée plus ardemment à la jouissance des sens par le libertinage qu'engendre trop souvent la vie du harem. Aussi Tavortement est-il fréquent, tellement passé dans les mœurs, qu'à Gonstantinople il existerait des boutiques tenues par des juives pour sa pratique opératoire (Texier) *. La loi se montre d'ailleurs indulgente pour ce crime, puisqu'elle le considère comme susceptible de rachat. « Quiconque a été la cause d'un avortement, qui a amené un fœtus non viable ou même à l'état d'embryon, doit payer une amende équivalente au dixième du prix qui serait exigé pour le meurtre de la mère. » (Berth.) ^ Les femmes arabes, les Mauresques surtout, se préoccupent aussi des moyens de provoquer la stérilité, pour échapper aux fatigues de grossesses multipliées et pour donner un plus libre cours à leur dévergondage; elles s'imaginent arriver à leur but en buvant une macération de feuilles de salsola et de pêcher, la sève du figuier mâle, etc. (Berth. ^.)

On sait ce qu'est l'avortement dans nos sociétés chrétiennes, quels mobiles le déterminent, quels moyens savants l'exécutent ! Effrayante est la fréquence de ce crime chez les nations les plus civi-

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