‹ La mère et l'enfant dans les races humainesChapitre 13 sur 107 · ID · texte numérisé non relu

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1. Oo poiuiitH aiii/tfofts lanoHflpHw avoe haUliU l'époque de ia {Mie« mière meostroation chez les Annamites^ en observant le mom^t o^ la jeune fille coœmesç^ à se laqaer les dents, mais aujourd'hui^ d'aprôs Mondiàn^f lfi9 fiwwm 89 a^lrol^spot les d^ts lors de leur preoaiçr coH.

C'est donc à douze et à treize ans que le plus grand nombre des femmes hindoues sont réglées pour la première fois.

Les documents ont ici une valeur considérable, parce que la première menstruation est l'occasion de cérémonies particulières, auxquelles sont initiées un grand nombre de personnes et qui permettent aux médecins indigènes de recueillir des renseignements aussi précis que multipliés. Ils sont d'ailleurs corroborés par divers textes. Sushrutu, l'un des législateurs hindous, dit que l'évacuation menstruelle commence après la douzième année, qu'elle revient chaque mois et dure trois jours. Angira, un autre législateur, a écrit : « Les femmes sont appelées gourée^ lorsqu'elles sont âgées de huit ans; rohinee, à neuf ans; kangaka^ à dix, et, après la dixième année, majaswala^ ou femme ayant ses règles. »

Sans doute, on voit des indigènes donner naissance à des enfants à partir de la neuvième ou même de la huitième année; mais ce sont là des faits exceptionnels, dont on retrouve quelques exemples dans les races d'Europe, Quelquefois, on a confondu avec une première menstruation un écoulement sanguin, dû à la rupture de l'hymen, dans des rapprochements prématurés. (Webb).

La menstruation serait aussi très précoce chez les peuples sémitiques. Mais les documents sur

lesquels on peut s'appuyer pour soutenir cette opinion ne nous paraissent pas des plus concluants. Convient-il, par exemple, d'interpréter, d'après les différences ethniques, les variations d'ailleurs minimes que Lebrun a signalées, en pays slave , dans l'époque de la première menstruation, chez les femmes juives et chez les femmes catholiques? Pour cet observateur, sur 100 femmes interrogées, il y aurait :

1 catholique et 12 juives réglées à 13 ans.

Chez les Arabes, la loi musulmane fixe l'âge de copulation ou de nubilité à neuf ans, « parce qu'avant cette époque la conception est impossible. » Elle suppose donc l'apparition des premières règles à une époque plus hâtive que dans les autres races. Mais certains commentateurs laissent entrevoir que les dispositions légales relatives à la nubilité ne sont peut-être pas Texpression bien exacte de la saine observation physiologique. D'après Si Khelil, la puberté serait en effet confirmée « lorsque la dix-huitième année de la vie (la 16® ou la 15«, selon d'autres légistes) est accomplie entièrement. A cela s'ajoutent le pro-

longement du nez, Todeur désagréable des aisselleâ, le renforcement de la voix; de plus, les juristes moghebins assurent que, si Ton prend un fil, qu'on le passe appliqué derrière le cou, de manière à réunir et faire saisir ensuite les deux extrémités entre les dents de l'individu soumis à l'expérience, et qu'ensuite la tète de cet individu puisse traverser le cercle fourni par le fil, la puberté est réelle : sinon, non;... ou bien lorsque la femme a vu apparaître les menstrues naturellement ou est devenue enceinte ; ou bien lorsque le pubis commence à se garnir de poils réels, non d'une villosité folle et languissante... » D'autre part, une tradition du Prophète aurait fixé, d'après Sale, l'âge des unions légales ou de la maturité nuptiale à quinze ans K..

De tout ce qui précède, il résulte, de la manière la plus évidente, que, dans certaines régions de la zone chaude et dans certaines races, les femmes sont réglées deux, trois et même quatre années plus tôt que dans les pays tempérés ou froids et dans les races européennes. — Nous ne pouvons voir, dans ces faits, une influence de climat, puisque l'Européenne conserve en tout pays ses aptitudes originelles et que, dans une même région thermique, des femmes de diverses races sont réglées plus tardivement que les femmes hindoues : les Gochinchi-

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