‹ La mère et l'enfant dans les races humainesChapitre 23 sur 107 · Edinb, med, Joum,, 1864, et Arch. de méd, nav · texte numérisé non relu

Edinb, med, Joum,, 1864, et Arch. de méd, nav

Cbez quelques peuples africains, la grossesse ouvre souvent la porte

et les Chinois he sotit guère plus forts que lès îiêgi*ôi^ du VleuXAGâlabar dans la reconnaissance des signes dé la groSâeSse. Toutefois, les fllâ du Céleste Ënipii*e ont la prétention dé détéwîinéï' l'époque de celle-ci, ses moindres complications, et jusqu*â Télat de santé ou de souffrance de l'enfant, par l'examen du pouls et de la langue dé la mère!

B. — Hygiène de la grossesse^ pratiques et coutume

qui s'y rattachent*

Chez les nations incivilisées, la grossesse est un accident normal de l'existence, qui ne comporte pour la femme aucun changement dans les habitudes et les occupations. Chez les nations civilisées, au contraire, il semble qu'elle soit un phénomène si proche de la morbidité, qu'elle réclame pour la mère un ensemble de précautions et dé soins particuliers. Chez les premières, la grossesse n'a pas d'hygiène spéciale ; mais elle donne lieu quelquefois à des pratiques superstitieuses, qui ont

mt Boapfons Jaloux du niaH$ et fille provoque des épiâtes {ittHM cruelles. Au Loango, d'après Battel, c lorsqu'une femme da rm devient grosse, tobte la sagesse de sa coudolle n'empêche pas ^'on ne fasse avaler le bonda (poison d'épreuve), pour elle, à quelque esclave. S'il tombe, elle est condamnée au feu, et l'adultère est enterré vif. s Il va sans dire que la malheureiise femme est à l'entière discrétIoD des sorciers (prôlres) chargés de préparer la boisson d'épreuve. {Hi$t. fén. (les voy.y XVI, 379.)

pour but de protéjger la ferome contre certaipeg cl^auces réputées ^é&stes ou d'assurer m hon accoucbement. Qh^z les autres, la gross0s.se est aussi l'objet de pratiques superstitieuses ; içUe possède en outrp une hygiène propre , souveut inutile pu fï^tigaute pour la mère, en raisou dq ses expirations. Gomoie Tétat menstruel, Tét^t gravidique est souveut considéré comme impur, njême cbez dçs peuples où la maternité paraît enuoblir la cqnditiou de la femme.

A U Nouvelle-Calédonie, dès qu'une fenjujp est eaceinte, en même temps qu'elle se confie à la matrone la plus experte, elle songe h s'adresser au sorcier, aflq d'avoir un enfant du sexe qu'elle désire. Le sorcier, une fois bien payé, promet tout ce qu'on veut. Le ménage souhaite un garçon ! L'hoonêtp personnage va « sacrifier dans le ciinetièra, puis fait prendre à la femme une boisson. . . de Teau claire sans doute; de plus, il lui défend de se livrer, tout le temps de la gestation, a aucuu des travaux des femmes ; il lui conseille de porter une sagaie, de ne jamais manquer à la moindre de ses indications,.. > Si la femme accouche d'une fille, c'est qu'elle a commis quelque infraction ki l'ordonnance m cours de sa grossesse (Patouillet) S

Au Cougo, les femmes grosses se lient, depuis

— Taies reins jusqu'aux genoux, avec une écorce particulière, enroulée autour du ventre et des cuisses * . Au Vieux-Galabar, vers le troisième mois, elles se soumettent à un traitement qui doit conjurer les trois choses qu'elles redoutent le plus : 1** la grossesse gémellaire; 2'' la conception d'un embryon qui ne verra pas le jour; 3" la conception d'un enfant qui ne doit vivre que peu de temps. « Les médicaments auxquels on a recours dans ces cas s'administrent par la bouche, le rectum ou le vagin. On utilise d'abord les deux premières voies; s'il s'écoule quelques gouttes de sang par le vagin, les applications médicamenteuses se font directement sur le col. Dans ce cas, on emploie l'un ou l'autre de trois simples appartenant aux familles des Euphorbiacées, des Légumineuses ou des Amomées. L'extrémité de la tige, avec le suc qui en découle, s'il s'agit de l'euphorbe, ou les feuilles additionnées de poivre de Guinée, pétri avec la salive, s'il s'agit de l'amomée, sont poussées dans 'le vagin jusqu'au col. Au bout de peu de jours, l'avortement peut survenir; mais ce n'est pas un avortement pur et simple que se proposent ces pratiques, mais bien un avortement conditionnel, en vue de l'une ou l'autre des trois sortes de grossesses énumérées plus haut, grossesses dans lesquelles la greffe embryonnaire est considérée

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