‹ La mère et l'enfant dans les races humainesChapitre 28 sur 107 · Picart, l. c, VII · texte numérisé non relu

Picart, l. c, VII

grossière ; mais, fort heureusement pour leurs patientes, elles bornent le .plus souvent leur rôle à une assistance purement passive.

Il ne faudrait pas voir, en cette exclusion du sexe fort, une preuve du. sentiment de pudicité, universellement développé chez la femme. La pudeur, telle que nous la comprenons, avec notre éducation métaphysique, est un raffinement parfaitement ignoré chez beaucoup de peuples, et traduit chez d'autres par les formes les plus bizarres \ Chez un grand nombre cependant, la femme ne peut recevoir, malade ou en travail, d'autres secours que ceux d'une personne de même sexe. C'est que, dans les sociétés sauvages, la femme est un être trop inférieur, trop méprisé, pour qu'elle puisse, en aucun cas, prétendre à l'assistance de l'homme : elle est si peu de chose pour celui-ci et si facile à remplacer ! Tant qu'elle est bonne à produire des enfants, on la garde, à la condition qu'elle trouve le moyen de remplira la satisfaction du maître et ses fonctions maternelles et les rudes travaux des champs et du ménage. Pour peu qu'elle embarrasse, on la quitte, on la vend..., on la tue, et quelquefois on la mange, « de peur de laisser perdre une excellente viande > (Australiens, quelques tribus africaines) *. En d'au-

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