‹ La mère et l'enfant dans les races humainesChapitre 37 sur 107 · Cette marque est appelée Cam-Khêm · texte numérisé non relu

Cette marque est appelée Cam-Khêm

et dépuratives. Pendant le mois qui suit la couche^ le mari s'abstient de tout travail : il doit consacrer tous ses soins à sa femme et à son enfant, faire les préparatifs nécessaires pour rendre grâces à l'Esprit des accouchements (Thap ni muong), La mère ne peut sortir qu'à l'expiration de la quatrième semaine, et, pour la préserver de la mauvaise influence de Fair, on la peint des pieds à la tète avec du safran *.

Au Siam, « quand une femme est près d'accoucher, on l'établit dans une chambre à part, où elle se couche à côté d'un feu ardent. Dès qu'elle a enfanté, le nouveau-né est lavé avec soin, et la mère ne quitte pas le feu pendant deux ou trois semaines ; si vous demandez : Où donc est madame une telle? On vous répond : Elle est au feu. Il est difficile de s'expliquer cette singulière coutume dans un pays où il fait si chaud; cependant, tout le monde est persuadé qu'elle est indispensable, et il faut passer par là. » (Pallegoix) 2.

Ne conviendrait-il pas de rechercher l'origine d'une habitude répandue parmi tant de peuples, dans une préoccupation instinctive de protéger la femme contre l'impression du froid, la cause ordinaire dîi tétanos, et peut-être aussi de la fièvre

1. Desc. du pays de Gia-Dinh, trad. d'Aubaret. Voir aussi le mémoire de Mondière.

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