‹ La mère et l'enfant dans les races humainesChapitre 4 sur 107 · Virey, De la femme · texte numérisé non relu

Virey, De la femme

3. Topinard^ L'anthropologie {Biblioth, des se, contemp), 2* éditiod. Paris, 1877.

4. LetourDeau, La sociologie d'après Vethnographie (même bibliothèque). Paris, 1880.

de rincubation de Tœuf jusqu'au moment de sa maturité et de son expulsion ;

2° Par un ensemble de parties molles qui servent à la fois à l'union intime des sexes pour la fécondation et à compléter le canal pelvien {vulve et vagin) ;

3® Par le bassin, ceinture osseuse qui renferme et protège l'utérus, au moins pendant les premiers temps de la gestation, et qui, plus tard, règle la sortie du fœtus, d'après les modalités de sa conformation anatomique.

a. Utérus et annexes. — Ils ne présentent pas des différences bien appréciables dans les races. Cependant, chez la négresse, le col de la matrice serait gros et allongé, d'après Pruner-Bey ^ De Rochebrune l'a trouvé « piriforme, étroit au museau de tanche, caractérisé surtout par sa longueur et la direction en avant de son orifice, particularités qui, chez l'Européenne, feraient diagnostiquer un prolapsus au premier degré '. » Cet allongement ne serait pas le résultat d'une influence ethnique, mais

i. Pruner-Bey^ Mém. sur les nègres [Méni, de la Soc. d'anthrop. de Paris, 1860-08).

2. A. -T. de Rochebrune, Étude morphologique, physiologique et pathologique sur la femme et Vénfanl dans la race ouolove (Revue d'anthr., 15 avril 1881).

- Les dicDeosioDs du col seraient les suivantes :

Chex la Oaolo?e. Chet rEaropéenne.

Longueur 0'n,044 0-,017

Largeur ,019 ,031

celui des conditions du milieu, — de l'action

climatique qui ramollit les tissus; — de la nourriture, qui, presque exclusivement composée de féculents et prise en quantités énormes, distend le tube intestinal et maintient au-dessus de la ' matrice un poids favorable à son déplacement ; — de l'abus de la danse ; — de l'afflux sanguin qui vient en aide à l'influence des causes précédentes, aux époques de la menstruation, pour accroître la pesanteur de l'organe. Nous ne saurions récuser l'action des conditions du milieu sur le développement du prolapsus utérin, que tous les auteurs signalent comme fréquent, chez les négresses, sous les influences que nous venons d'énumérer, et aussi chez les femmes d'autres races qui partagent plus ou moins leurs habitudes ou leur manière de vivre (créoles, coolies). Nous hésiterions à admettre aussi aisément l'action des mêmes causes, dans le simple allongement hypertrophique du col, si le D' S. Vel ne déclarait cette affection fréquente, aux Antilles, chez des femmes âgées , appartenant aux diverses races et aux diverses classes de la population; chez des femmes jeunes encore, mais ayant eu des accouchements multipliés, quelques-unes livrées à de "rudes travaux *. Mais nous serions porté à accorder quelque part d'influence à la race, quand nous

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