Joulin, Ac
203 présentations de l'extrémité inférieure(siège, 164; pieds, 36; genoux, 3);
50 présentations du tronc (pian latéral droit, 28 ; plan latéral gauche, 26).
F. — Mortalité générale dans Vaccouchemmt.
Yoici quels sont les chiffres de la mortalité, en Europe *.
A. — Chez les mères. La mortalité est très différente, selon qu'on examine le résultat des accouchements dans les hôpitaux et en dehors de ces établissements. — Dans les grands hôpitaux français, elle varie de 1 sur 10(Malgaigne)à 1 sur 19 ou 21 (Tarnier, Husson) ; à Vienne, à Munich, à Leipsig et à Saint-Pétersbourg, la mortalité est à peu près la même; à Dublin, elle serait seulement de 1 sur 100 (GoUin). Ces résultats désastreux tiennent aux conditions d'encombrement, qui favorisent le développement de l'infection puerpérale parmi les accouchées. — Hors des hôpitaux, la mortaUté n'est plus que de 1 sur 250 (Trébuchet) et même de 1 sur 322 (Tarnier), dans la ville de Paris; elle est encore moindre dans les petites localités rurales.
B. Chez les enfants. — On ne peut apprécier la
mortalité sous l'influence du travail que d'une manière très approximative, et par la proportion des mort-nés dans le chiffre total des naissances. En France, d'après H. de Gastelnau, il y aurait : pour le département de la Seine, 1 mort-né sur 15, 73 naissances ; dans la population urbaine, 1 sur 20,34, et, dans la population rurale, 1 sur 29,28. A Dublin, d'après les relevés de GoUins, la proportion des mort-nés serait de 1 sur 28,
Au Brésil, dans la série d'accouchements que nous avons mentionnée, Mme Durocher a enregistré 467 décès : 53 maternels (hémorrhagie par implantation du placenta sur le col, 2; hémorrhagie par décollement prématuré du placenta, 3; éclampsie, 16; métro-péritonite, péritonite, 12; phlélite utérine et arthrite du bassin, i ; ruptures utérines, 7; ruptures du vagin, de la vessie et du rectum, 2; fièvre pernicieuse, 1 ; fièvre jaune, 1 ; divers, 7) ; — 414 infantiles (en réalité, 185 observés sous l'influence de l'accouchement : compression du cordon dans les positions du siège, 61 ; hémorrhagie par décollement placentaire, 18; céphalotomie, 30; inviabilité, 76). « Les mois de la plus grande mortalité fœtale sont mars et octobre; le mois de mars est celui de la plus grande mortalité maternelle. Les hémorrhagies abondent au mois de juin. Les éclampsies puerpérales sont plus fréquentes en novembre , les métro-péritonites en
mars. Les métrites et les péritonites simples sont, les unes et les autres, très peu fréquentes, et Ton ne peut fixer une époque certaine de leur plus grande fréquence. Les inerties primitives de l'utérus ont été observées en plus grand nombre en juin. Les accouchements prématurés ont été plus communs en janvier. Les cas les plus nombreux de dystocie chirurgicale (intervention de la main, seule ou armée) se sont présentés en avril ; les moins nombreux, en juin. Les complications médicales (dystocie médicale) sont plus communes en janvier \ »
G. — Pathologie des suites de couches.
La parturition détermine, chez les animaux comme dans l'espèce humaine, un véritable traumatisme, susceptible des mêmes complications que toute blessure intéressant les tissus extérieurs. Mais, chez les animaux, comme Joulin le fait très judicieusement observer % les lésions anatomiques se trouvent dégagées des complications morales, qui, chez la femme, constituent souvent le plus grand danger des suites de couches. L'animal est