Suite aux voy. de Dampier
2. Picart, L c, VII, 342. et Demeunier, Esprit des usages, I.
exigences du climat. Il est rarement emmaillotté. Dans l'Annam, il porte de très bonne heure une sorte de petite chemisette en coton,, qui lui couvre la poitrine et les bras ; on le laisse se rouler sur le sol fangeux des cases pêle-mêle avec les aninaux de la maison, et, quand la mère est appelée au dehors, elle l'emporte avec elle, à cheval sur sa hanche gauche. Chez les Siamois , on rase les enfants presque tous les mois, pour fortifier leurs cheveux; et, quand ils sont parvenus à l'âge de quatre ou cinq ans, on leur garde, sur le haut de la tête , un toupet rond et long , qui ne se rase qu'à l'âge de la puberté (Pallegoix)*. Les Hindous ne commencent à raser la tête des enfants qu'au bout de la troisième année {tchaboula ou tonsure) ^. La coutume de porter l'enfant à cheval sur la hanche est assez générale dans l'Asie méridionale et orientale.
Chez les Arabes, les nourrissons, simplement enveloppés dans un morceau d'étoffe, sont portés à dos par leurs mères. Ils n'ont pas de berceau ni de couches particulières ; on les étend tout simplement dans un haïk, dont les extrémités sont attachées aux bâtons de la tente, a Dans les maisons kabyles et zibaniennes, une sorte de boîte en branches d'arbre ou de palmier est suspendue au