Arch, méd, nav., XXXI
l'enfant va nu, portant autour de la ceinture une corde ornée de verroterie ou d'une coquille de Dendroconus papiliaceus [gakan]^ des gris-gris divers, un collier particulier, fait avec de petits fragments de branches de V acacia verek^ longs de 30 millim. et retenus par leur centre à Taide d'un fil de coton (tiajh matté), et parfois un petit boubou sur les épaules, pendant la saison fraîche. La petite fille reste également nue , avec ses colliers , ses gris-gris spéciaux , ses bracelets de perles aux poignets et aux chevilles (petal ba). Les petits garçons ont tous la tête entièrement rasée, ou seulement par places, limitant une ou plusieurs touffes de cheveux, dont ceux du centre sont tressés (djuba ba). Quelquefois la moitié seule du cuir chevelu est rasée, tout cela par superstition, par suite de coutumes et de bien d'autres motifs qu'il serait trop long d'énumérer. Les petites filles sont traitées de même; ce n'est qu'à la deuxième enfance que les cheveux sont maintenus courts, avec deux tresses plus longues, l'une sur le front, l'autre au sommet de la tète (pajha ba), tresses ornées de perles en verre, de monnaies ou de tout autre objet brillant... » (De Rochebrune) *.
Chez les Américains, l'enfant est tantôt laissé libre de toute vestiture gênante, porté nu dans une pièce d'étoffe, sur le dos de la mère, ou couché près de celle-ci, sur une natte ou sur une peau;
tantôt soumis au contraire à un emmaillottement sévère, qui rappelle la méthode jadis en usage parmi les Indiens de l'isthme ou ceux de la Nouvelle France. Chez les premiers , dit Wafer, « durant les premiers mois, l'enfant est attaché sur une planche, ou plutôt sur une pièce de bois refendu... et on l'emmaillotte avec ce bois, sur lequel il a le dos appuyé... Quand il faut nettoyer ses ordures , on Tôte de cette planche, on le lave bien avec de l'eau froide, et on le. remet ensuite au maillot. La mère prend tout ce paquet, lorsqu'elle veut allaiter son enfant, et le couche ensuite dans un petit branle fait exprès pour cet usage, que l'on tient ouvert par le moyen de petits bâtons, qui croisent d'un bord à l'autre *. » Chez les Américains du Nord, on attachait les enfants sur une planche bien unie enveloppée- d'une fourrure de castor, sans bandes ni couches, ou emmaillottés avec de larges lanières de peau ; les nouveau-nés étaient toujours tenus la tète plus élevée que le siège, et pour les préserver du contact de leurs excréments, on plaçait entre leurs cuisses une feuille de blé d'Inde ou une gouttière d'écorce de bouleau (Ghamplain) '.
Dans les pays asiatiques, plus ou moins civilisés, l'enfant reçoit une vestiture en rapport avec les