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matiques ne sont pas ceux des syphilides; ils sembleraient plutôt se rapporter à une fièvre éruptive à longue période * ; le bouton est toujours précédé de fièvre, et une première atteinte confère l'immunité; pour que la contagion ait lieu, « il faut un contact assez prolongé; les enfants, en jouant et luttant entre eux, réunissent les meilleures conditions pour cela, d'autant qu'ils sont nus la plupart du temps; la maladie peut encore se transmettre par l'échange des vêtements, l'usage en commun de certains objets, etc. ; » l'aboukoué ne préserve pas les sujets contre une imprégnation syphilitique, caractérisée par des chancres indurés. Ajoutons que, si les mercuriaux rendent ordinairement de bons services dans le traitement du pian, la maladie guérit souvent sans leur intervention et même en dehors de toute médication. Rey décrit, d'après de Rochas, sous le nom de tonga , une affection différente de celle qu'ont décrite, sous le même nom, Barth et Delas : il s'agit bien ici du pian. La maladie se montre, de préférence, chez les enfants de un à dix ans, au visage et surtout aux lèvres, au pourtour de l'anus, aux parties génitales, moins fréquemment à la commissure des orteils, au cuir chevelu, à la muqueuse buccale. Elle est caractérisée par de larges papules, laissant suinter un liquide séreux,