D'ÉDUCATION
d'instruction et d'enseignement, Par M. MôRARD, Avocat. — Rue de Lille ^ ;i. 17.
Nous l'avons déjà dit à nos jeunes lectrices , nous sommes sobres d'indications d'ouvrages nouveaux , parce que si, d'un côté, leur prodigieuse multiplicité nous effraie, de l'autre la manière dont ils sont composés, la méthode, les pensées, le style, ne nous semblent pas toujours dignes d'une recommandation. Il peut y avoir telle page, telle phrase qui induisent en erreur les jeunes filles , nuisent à leurs études morales , religieuses et intellectuelles. Nous nous imposons donc une réserve que l'on appréciera; mais il est des ouvrages utiles, que nous ne saurions trop appuyer de notre approbation, parce qu'ils nous secondent dans nos travaux, dans nos leçons, et qu'ils seront consultés avec fruit par les mères, les institutrices et les élèves. De ce nombre nous mettrons en première ligne \e Dictionnaire d'Education de M. Morard; c'est un résumé précis et consciencieux de tout ce qui est utile à l'homme. Dans ce travail précieux tout est précepte , tout est méthode, tout est rationnel. C'est une vaste poétique des principaux actes de l'intelligence, une encyclopédie complète de l'éducation, de l'instruction et de l'enseignement, un programme détaillé de toutes les connaissances que doit posséder l'homme bien élevé, l'homme solidement instruit, la mère qui veut se rappeler, la jeune fille qui veut s'instruire. Tout est compris dans ces mots , et l'exécution de l'ouvrage n'est pas au-dessous de la tâche immense que s'imposait l'auteur. Hommage donc à
M. Morard, qui a su employer ses veilles à une publication utile au développement des facultés humaines. Le succès le récompensera , nous l'espérons, de ses pénibles travaux, et, quant à nous, nous pouvons assurer que notre concours ne manquera pas à son œuvre.
Pour donner une idél de l'ouvrage, nous en détaclions un article; nous regrettons que les bornes de notre feuille ne nous permettent pas de nous étendre davantage.