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DES AUGURES , ARUSPICES ET AUSPICES

Il nous reste à parler d'^s augures et des ' aruspices , considères comme formant un corps impoitant dans lélat, et relativement à leurs Ibnclions j car nous avons dpjà examine' le but principal de leur science , en parlant des présages. Les auguies et les aruspices formaient à Rome un corps sacerdotal des décisions duquel dépendaient les plus grands événemens politiques. Tout le monde sait le cas que les gens instruits faisaient de la science des augures par le fameux mot de Galon l'Ancien , qui ne comprenait pas, disaitil , comment un augure pouvait regarder un autre augure sans rire. Tiie-Live ne les traitait pas avec plus de considération, et l'on sait ce qu'en pensait Cicéron , qui était néanmoins du collège des augures , et qui mettait cette dignité au dessus de toutes celles dont il était revêtu.

Les augures , dans l'origine , n'étaient qu'au nombre de trois : ce nombre, par la suite, s'accrut beaucoup. Un bâton recourbé leur avait été donné paiRomulus, comme signe de leur dignité. Les préceptes de la science auguralc avaient été réu^ nis en corps d'ouvrage. Il y avait deux espèces d'augures : l'augure proprement dit et l'auspice.

L'auspice était l'inspection du vol des oiseaux ; l'augure , les prophéties qu'on tirait de leur chant. L'inspection du moment des victime.*, l'exaraen de l*urs en-

trailles , appartenait plus spécialement à l'auspice qui tenait à une classe distincte.

L'auspice des Gaulois, s'il fauten croire quelques historiens , était effroyable ; on interrogeait les entrailles d'un homme égorgé sur l'autel.

Le même genre de divination était employé chez les Mexicains. 11 paraît que les augures examinaient non seulement le vol et le chant de divers oiseaux , tels que les aigles, les vautours, les corbeaux, les cygnes,, mais encore [qu'il tirait-nt des présages de plusieurs insectes. L'art augurai se rattachait à l'astrologie et était soumis à l'influence des corps célestes.

La divination la plus célèbre et la plus ridicule des augures était sans contredit celle qui s'opérait en examinant la manière dont se nourrissaient les poulets sacrés. Ces précieux aninjaux étaient au nombre de deux seulement , et devaient manger avec la plus giande avidité pour qu'on pût tirer d'heureux présages de leur appétit.

L histoire, du reste, est remplie et des décisions bizarres des augures , et des merveilles opérées par leur science. On sait , à n'en pas douter , qu'ils savaient escamoter à propos le cœur ou les poumons des victimes , et qu'ils avaient l'art d'imprimer adroitement sur le foie encore chaud des caractères prophétiques qu'ils avaient tracéi d'avance sur la paume de

leur main. Un ge'nêial habile savait tirer le plus grand parli de la science augurale, et elle exerçait une telle influence sur la masse des armées ou même sur les chefs, qu'à la bataille de Platée , où les Lacodemoniens commençaient à être accablés par les Peises, Pausanias nt; voulut pas donner le signal de la défense jusqu'à ce qu il eût rencontré une victime qui lui offrît des présages favorables. Naguère encore, les guerriers de l'Amérique méridionale n'auraient pas osé hvrer une bataille décisive sans avoir consuhé les songes d'hommes accrédités.

QUESTIONS

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