AUX EAUX
La configuration du glohe , relativement aux EAUX , se distingue en eaux PERMANENTES , distinguées en mers qui, d'opiès leur élenduc ou skualion , prennent le nom d'Océan ( on donne ce nom aux grandes niers(\\\\ entourent le globe ) , de mers intérieures (celles qui entrent dans les terres ), d'archipels, ( les mers qui sont renqtlies d'îles ) , de GolJ'es (enfoncement de mer dans les terres 5 il yen a de trrsconsidérables, connue nous le venons dans la description du globe ); de Détroits (portion de mer entre deux terres, rpii sert de communication à deux mers. Voyez le tableau XIV , relatif à la nomenclature de la géographie ancieinie Les modernes ont donné le nom de Pasde-Calais, au détroit cpii sépare la Fiance <le l'Angleterre, et de Pli;ire-d(!- Messine, à celui qui sépare la Sicile de l'Italie ) ; de là l'on aborde à des Baies ( golfe de peu d'étendue : VAnse est un enfoncement encore moins considérable : la Cri-
que , encore moins que VAnse , et la liade , plus petit que la Crique ) , à des Anses , Rades , Havres ou Ports ( on distingue le port du hdvrc , en ce que le premier est l'ouvrage de Ihomme , et le second est le plus souvent offert par la Ubture ), Qti SONT indicjués par des « nfoncemcns en proportion de leur dimen- .«îion ; à d<-s mouillages , ancrages, etc. Sur les cartes mat ines on place léuc petite ancre près des ports, pour ii-diqucr qu'il y a sûreté pour mouiller. Il y /;iut éviter les roc/iers , les récifs ( nom qu'on donne en Améiiqtie aux Vigies^, les bancs «lislingués en cailLs ( bancs de sable à fleur d'eau , couverts de beaucoup d'herbages ) , en barres ( bancs formés par le sable des rivières à leur embouchuie), en vigies ( bancs de rocailles ou soiimiel «le rochers isolés au milieu de la mer , qu'on n'évite qu'avec une gi-ande connaissance des pa^s ) ; vn bancs proprement dits , que l'on indique par de
petites croix , et les bancs considérables par un amas de petits points. Il faut éviter encore les bas-fonds , les coiirans , les gouffres ou tournans ( courans opposés , très dangereux : le plus fameux est celuî de Maëslrom , près des côtes de NorAvége ; il a 20 lieues de circuit , et pendant 6 heures, il attire à lui les plus gros vaisseaux et les plus gros poissons , et les rejette de niêiae ). Les eaux i-ebma- NEXTES sont aussi distinguées en lacs , ou salés recevant ou ne recevant pas dfs rivières (tel que le laq de Genève , qui ne reçoit pas de rivières) , ou d'eau douce , ayant ou n'ayant pas un écoulement sensible ( comme la mer Caspienne , qui reçoit le Wolga et- d'autres rivières , et qui n'a pas d'écoulement sensible) j ou artificiels, connus sous le nom d'étangs ;\cs lacs sont marqués sur la carte par des hachures en dedans des lignes , qui en marquent les bords. Les eaux se divisent encore en courantes naturellement, dis-^ ÙB^uées enjleuves ou rivières ( on appelle confluent , et par corruption conjlans , l'endroit où une rivière se jette dans une
autre. Il est des contrées en France où , d'après l'ancien langage
on l'appelle Condé ou Cognac. En Allemagne , l'endroit où la Moselle va se joindre au Rhin se nomme Coblenlz ); en ruisseaux ; dtscù^ les fleuves, rivières et ruisseaux l'on trouve des gués. Les rivières se marquent par des traits , qui, en se développant , en indiquent les sinuosités ; les sources , par un amas de petits points réunis et ombrés de hachures ; les gués , par des points rangés en ligne droite dans le travers de la rivière ; \es ponts , pgr deux lignes parallèles , aussi en travers de la rivière. Voyez pour de plus amples renseignemens à cet égard , l'atlas des commençans , par Chanlaue. (Paris an XL) Les eaux courantes NATURELLEMENT sc distinguent encore en torrens , en cataractes ( quand la cataracte est considérable , on lui donne le nom de saut , tel que le saut de Niagara, dans l'Amérique septentrionale) , en sources, fontaines; minérales ou d'eau douce en embouchures. Les eaux courantes d'une manière ARTIFICIELLE sont counues sous le nom de canaux.