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A UNE ENFANT QUI RÈYE

Déjà rêveuse, eufant! et lu n'a pas souffert! Le livre 4e ta vie est à peine entrouvert ;

Ses pages sont blanches encore.

Ne va pas en rêvant deviner l'avenir; Ta rêverie alors pourrait bien se ternir:

La science attriste et dévore.

Quand la fùte t'attend, si ton œil au matin Toit qu'un nuage noir rend le jour incertain,

!Ne dis-lu pas : c'est de la brume, Il fera beau le soir. — Et lu pars et lu cours.., Voilà ta vie enfant, et lu mêles toujours

Une espérance à l'amertume.

Va, sois ainsi Ions-temps... Espérer, c'est avoir Qu'aimer ta pière et Dieu te semble tout savoir.

Resie enfant par l'insouciance; Lorsqu'une jeune fleur s'ouvre sur ton chemin, Ne dis pas : Cette fleur ne sera pKis demain 1

Qu'importe la mort à l'enfance.

La vie est un coteau, l'enfance a le ^ersauf Plein d'oiseaux et defleurs, beau d'un soleil naissant.

Arrosé d'une onde enchantée; Elle y monte parmi les fleurs et les concerts. Sans penser aux rochers, auxvents froids, aux déserts

Qui sont par delà sa montée.

tt loi, monte joyeuse et les cheveux au vent, Sans détourner la tcie ou regarder devant;

rarmi les fleurs sois la plus belle.

Ne reste pas assise et solitaire ainsi; ..

On dirait à te voir, un pauvre oiseau transi -,

Qui met sa tète sous son aile.

Il faut à la jeunesse et l'espace et les jeux 1 Ton ége, de la vie, est le seul âge heureux j

Ne va pas l'assombrir toi-même.

Lcsfleui's ont leur parfum, les oiseauxleurschansons Et l'enfance a ses pieds pour fouler les gazons,

Et pour courir après qni l'aime,

Mlle MÉLssiE

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