‹ La Mère-institutriceChapitre 46 sur 224 · MM. MARQUIS ET BROWN · texte numérisé non relu

MM. MARQUIS ET BROWN

Deux professeurs recommandables à la fois par leur caractère , leur talent et leur succès , ont été appelés au cours d educacation maternelle de M. Lévi , pour donner aux jeunes personnes des leçons d anglais. Messieurs Marquis et BroAvn suivent une marche toute différente et cependant arrivent au même but. L'un , disciple savant de M. Robertson , pense qu'il est nécessaire d'aider l'élève en se servant, dans les explications, de sa langue maternelle aiin de comparer les deux idiomes. L'autre , fort de l'opinion de philologues célèbres , croit que l'introduction de lidiome maternel est nuisible aux progrès; et c'est par l'anglais qu'il explique l'anglais. Les résultats obtenus par les deux ingénieuses méthodes laissent dans l'indécision ceux qui veulent juger définitivement. La lutte amicale et noble qui va s'engager entre les deux professeurs dans l'intérieur de la famille adoptive de M. Lévi, sera curieuse et intéressante. A la fin de l'année, les jeunes personnes qui auront suivi les cours d'anglais , seront réunies , et des conférences seront ouvertes. Des dames anglaises seront présentes et prendront part à la conversation. Les deux cours ont commencé, l'un rue de Provence, celui <;e M. Bio^vn; lautre rue de Lille , celui de ^l. Marquis, et dès les premières leçons, on peut prévoir les succès des deux méthodes. Les dames, et les jeunes personnes étrangères au cours de M. Lévi pourront suivre la langue anglaise , mais il est indispensable qu'elles soient présentées par une des mères de famille qui appartiennent a ces cours.

i\ous donnons celte fois le texte des neiif premières leçons que ^L Marquis développera. Dans le premier numéio.

nous suivrons la même marche pour le cours de M . Brown.

Les lieu f premières leçons d'anglais cPaprès la niélhode Robeutsox.

I. — W e are toldlliat sultan Mahmoud, bv his perpétuai A\ar3 abroad, and his tyrannj' at home, had filled his dominions wilh ruin and désolation ; and had unpeopled the Persian empire.

2. — The vizier lo his greal sultan (wheiher an humorist or an enlhusiast, Ave are not infcrmed ) pretended to havo learned cf certain dervise to understand the languagc of birds; so that there Avas nos a bird that could open hismoulh, but the vizier kneAV Avhat he sdid.

3. — As hevias oue cvening Avith ihc emperor in their return from hunting , they saAV a couple ofovvls uponatree, thatgreeAvnear an oldAval, out of a heap ofrubbish.

4. — I Avould l'ain knoAV , says the sultan, Avhat those two oa\ Is are saving to each o'.her; listen to their discourse, and give me an account of it.

5. — The vizier approached the Iree pretending to be vcry attentive to the tAvo OAvls.* Upon his return to the sultan ; Sir, says hc , I hâve hearti part oi their conversation, but darc not tell you A\hat it is.

().--Thc sultan avouM nol besatisfifd A\iihsuchan ansAver , but forced him lu rcpeat Avord for Avord every thing llic OAvIs had said. You must know , ihcn, said the viziei-, that one of thèse oavIs has a son, and the olher a daughirr

.'il

b^lweea ^\llom tliov ate uo^\ iipoii a irealy cf inaniagc

j.— The fatlier of tlui son said to ihe falher of ihe daughler, in my hearing : Brother, I consent to his maniage , pro- \ided vou ■\vill settle iioon your daughter, fîftv ruined villages for lier pordon.

8. — To Avhich the falher of thedaughter rephed : Instead of fifty, I m iil give

tiv/ liimdred, if you please. God grauL a long hfe to sultan Mahaioud! Whilst lu* reigns over us, Ave shall never want ruined \\ iliages.

q. — The story says the sultan Avas so louched wilh ihis fable, that he rebuilt thetov.ns and villages, wich had been destroyed, and , from lime forward , consulted ihegood of his people.

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