‹ La Mère-institutriceChapitre 76 sur 224 · POUR UN NOUFEAU-NÉ · texte numérisé non relu

POUR UN NOUFEAU-NÉ

Te voici paraii les vivants, No4iveI cire de qui les charmes, Les sons, les faibles mouvements, Font notre joie et nos alarmes.

O toi ! fruit du plus leudre amour, Puisses-lu, comblant ta tendresse De celle dont tu tiens le jour, Etre l'appui de sa vieillesse !

Puisse le prix de la santé T'ètre connu sans maladie; Parviens exempt d'infirmité Au plus long terme delà vie !

Quedaus tes mœurs toujours égal, Ton esprit soit toujours lucide ; Que la raison soit Ion fanal, L'éducation ton t-;:id('.

Puisse un regard plein de candeur, La gaîté, l'aimable franchise, Donner à ton extérieur Un attrait que rien ne déguise !

Puisses-tu trouver des amis Inaltérables dans leur zèle , Par l'estime à loi réunis, Auxquels tu sois toujours Gdèle

Puisses-tu par de légers soins,

Par ton travail, par tes études,

Sur l'objet des premiers besoins

Ktre affranchi d'inquiétudes !

Puisse la médiocrité

Gage du bonheur de la vie,

Drrober ta sérénité

A la pitié comme à l'envie !

Puisse du brillant des honneur»

Ton âme n'être point émue, Et la passion des grandeurs T'ètre pour jamais inconnue!

Puissent tes modestes désirs, Toujours réglés par la sagesse, IN'amener aucuns repentirs, iN'exiger aucune bassesse !

Veuille le ciel te procurer La faveur d'aider tes semblables !

Que tes mains puissent se livrer Aux douleurs d'èlre secourables !

Puisse un noble instinct te porter Au vif amour de la patrie !

Que tes bras puissent ajouter A sa gloire, à son industrie!

Tout peuple a respecté les dieux ; Il poursuit de sa juste haine Quiconque ose afflcher contre eux Une incrédulité hautaine.

Que la publique opinion Par tes égards soit consacrée; Que par toi la Religion En tous climats soit révérée.

Carnot.

Page 1