SUR LÀ MORT D'UNE JEUNE FILLE
Elle n'est plus ! le ciel nous l'a ravie ! Kous la pleurons ; mais re^'rets superflus! Elle a quitté le doux champ de la vie j Elle n'est plus!
Comme s élève une jeune pensée, Naissait la fleur de ses traits ingénus : Comme un sourire elle s'est éclipsée,
Elle n'est plus !
?îdU3 là cherchons dès que la fraîche aurore Blanchit des monts les sommets chevelus ; Le jour, la nuit, nous la cherchons encore : Elle n'est plus !
Quatre printemps composaient tout son îige : Son sein couvait le germe des vertus;
De l'innocence il reflétait l'image; Elle n'est plus !
Ces pleurs donnés à son ombre fidèle, Pour elle sont les premiers répandus ; Ces tristes pleurs seront ignorés d'elle : Elle n'est plus!
Son âme au sein de la gloire céleste Goûte à long;» traits le bonheur des élus : D'EveUna le seul tombeau nous reste.
Elle n'est plus !
Albert Montémont.
PRINCIPAUX SOLVERAINS