‹ La mère rivale: comédie en trois actes et en versChapitre 34 sur 44 · ACTE m, SCENE I · texte numérisé non relu

ACTE m, SCENE I

Gaîment je réussis , ou succombe gaîment;.

Je regardé en pitié ces gens atrabilaires ,

De qui rabattement empire les affaires.

La gaîté , de l'esprit anime les ressorts ,

Rend le coup-d œil plus sûr, les obstacles moins fort».

Lorsque son feu divin nous éclaire , nous aide ,

On voit mieux le danger, on voit mieux le remède;

Tiens , Germon , mille fois je m'en suis conVaînccfj

Quand on rit d'un obstacle, il est presque vaincu.

IP^ERMON.

Ah ! que ne puis-je avoir ton heureux caractère ! Mais pourquoi^ mon ami, t'entourer de mystère? Pour quel motif, dis-moi, ne pas me révéler Ce plan si merveilleux dont tu viens de parler ? Ainsi q[ue toi , Belcour , la chose m'intéresse.

BELGOUR.

Laisse-là mes projets , Germon ; l'heure nous presse. Le temps qu'il me faudrait perdre à te les conter, Taime mieux l'employer à les exécuter.

GERMON

Mais c'est donc un moyen bien extraordinaire?

BELCOUR

* n est tout naturel , et tout simple , au contraire ;

Et toi même en seras étonné. Mais, dis-moi^

Germon , l'ami Germon , serait charmé , je croi ,

De faire ses adieux à celle qu'il- adore ?

GERMON, vivement.

Que veux-tu dire? Eh ! bien....

BELGOITR.

Tu la verras encore.

Lorsque tu m'honorais de tes soupçons jaloux, Moi , je te ménageais im dernier rendez-vous.

Je pourrai lui parler!... Tu me rends l'existence. Quand ? dans quels lieux ?

BEIiCOTJR.

Ici ; je l'entends qui s avance.

Lise(te avait le mot ; la duègne , quelque part, S'occupe gravement des apprêts du départ \ Et pendant ce temps-là..*. Ma|Hes voici, je pense.

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