M" DORVAL, BELCOUR
BBiiGODa , jouant Vembarras.
Vous me voyez confus , interdit....
M»« nORVÀIi.
Je le croi.
BEI«COUR
Je sens que V apparence est ici contre moi.
M»« DORVAL
L*app»rence ! Ose^-vous me soutenir en f^t^ ?..«. rétais loin de m attendre à cet excès d audace ! Ainsi , je vous accuse à tort en ce moment ,
Et j ai mal pris la chose arec vous.
DBLGOVR.
Justement.
M>«* DOftYÀL.
Quoi ! j'ai mal entendu ce que je viens d'entendre ? Mes oreilles, mes yeux viennenii de se méprendre?
BELCOUR
Oui , Madame ; je suis pour elle sans amour , Et c'est pour un ami que je lui fais la cour.
M**« DORYAL.
Pour un ami! l'idée est tout-à-fait nouvelle! Ainsi I vous l'enleviez pour cet ami fidèle?
BBLGOUR.
Vous avez pu penser?... Qui, moi !... vous vous trompiez*
M*»" DORVAL
Vous n'aUiez pas...
BELCOUR
J'allais me jeter à vos pieds ^ J'allais, accompagné de votre fille même, Intercéder pour elle et pour celui qu'elle aime.
M**« DO&VAL
J'admire avec quel art vous répondez à tout!
Mais, Monsieur, dissipez mes doutes jusqu'au bout;
Veuillez m'ôter encore une erreur. Cette lettre ,
{Elle lui présente sa lettre.) Qu'en de fidèles mains vous aviez cru remettre , Où votre &me n'est pas dévoilée à demi; Ce rendez-vous?...*
BELCOUR
C'était encor pour mon ami.
M>«« DORVAL
Ah ! c'est trop , d ajouter l'ironie à l'outrage !