‹ La mère rivale: comédie en trois actes et en versChapitre 41 sur 44 · ACTE ra, SCÈNE VII · texte numérisé non relu

ACTE ra, SCÈNE VII

Je De yeux point. Madame, insister darantage*

Triste et bizarre effet de la fatalité!

Le mensonge a tout l'air de la réalité ;

Et j'ai, quoique je dise, en cette circonstance.

Pour moi la vérité, contre moi révidence.

A vos yeux prévenus, j'ai beau me disculper.

Je puis répondre à tout, mais wm vous détrompei'.

Pourtant , j'atteste ici le ciel qui nous éclaire^

Que jamais votre fille à mes yeux ne fut cbère !

Pour être son époux je ne me sens pas £iiit.

Tous savez que mon coeur est plein d'un autre objet.

Près de vous , permettez que je vou* le répète ,

J'étais de mon ami le fidèle interprète ;

C'est pour lui qu'à riiistant je v4>*mms vous prier...

Prier pour votre ami, monsieur le cbevalief , Voilà du dévoûment! Quelle Ame noble et [^arufe ! Mais y en venant me faire une telle dtMUfàdé^ , Vous espériez sans doute essuyer un refuê?

Si je vous raccordais, vous seriez bien ';onfus!

BELCODB j jouant la surprise.

Ah ! que vous m'inspirez une heureuse pensée! Grâce à vous^ ma conduite est maintenant tracée. Les preuves me manquaient pour vous désabuser ; Vous m'en offirez vous-même , et je vais en user. Mes discours, mes sermens n'ont pu toucher votre âme^ Il faut des faits ; eh bien ! unissez-les , Madame : G est le moyen d'apprendre enfin la vérité.

M«* DORVAi. , à part.

Doi5-je croire qu'il parle avec sincérité

( Haut. ) Ecoutez-moi j Relcour ! j*ai besoin de tous croire. Non , vous n'ayez pu faire une action si noire. Tavais tort , je le vois , je ne puis en douter : Votre offre me rassure , et je dois l'accepter. Une chose m'arrête , et me retient encore :

Votre ami peut ayoir tout pour lui ; mais j'ignore , Jusqu'à présent du moins ^ quel est son rang, son nomi Je ne l'ai jamab tu.

BEIXOUR. *

Madame , c'est Germon.

Vous connaissez déjà sa famille , et je pense Que TOUS accepterez une telle alliance.

Je n'y vois qu'un obstacle....

M** DORVAL

Eh bien ! expliquez-vous; BEiiCOuR , malîcieusemenU Je vais vous afiBiger. S'il devient son époux , Elle ne peut ici demeurer davantage.

Aussitôt qu'il aura conclu ce mariage , n l'emmène avec lui dans son département;

M*»* DoavAi* , avec joie.

Il doit quitter Paris ^

BSLCOUm.

Mais , très-incessammeot.

ni» BO&VAL , DweanerU.

Eh bien ! je me décide !.... il est de ma SeimiUe ; Je ne puis m opposer au bonheur de ma. fille.

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