ACTE ra, SCÈNE VII
Je De yeux point. Madame, insister darantage*
Triste et bizarre effet de la fatalité!
Le mensonge a tout l'air de la réalité ;
Et j'ai, quoique je dise, en cette circonstance.
Pour moi la vérité, contre moi révidence.
A vos yeux prévenus, j'ai beau me disculper.
Je puis répondre à tout, mais wm vous détrompei'.
Pourtant , j'atteste ici le ciel qui nous éclaire^
Que jamais votre fille à mes yeux ne fut cbère !
Pour être son époux je ne me sens pas £iiit.
Tous savez que mon coeur est plein d'un autre objet.
Près de vous , permettez que je vou* le répète ,
J'étais de mon ami le fidèle interprète ;
C'est pour lui qu'à riiistant je v4>*mms vous prier...
Prier pour votre ami, monsieur le cbevalief , Voilà du dévoûment! Quelle Ame noble et [^arufe ! Mais y en venant me faire une telle dtMUfàdé^ , Vous espériez sans doute essuyer un refuê?
Si je vous raccordais, vous seriez bien ';onfus!
BELCODB j jouant la surprise.
Ah ! que vous m'inspirez une heureuse pensée! Grâce à vous^ ma conduite est maintenant tracée. Les preuves me manquaient pour vous désabuser ; Vous m'en offirez vous-même , et je vais en user. Mes discours, mes sermens n'ont pu toucher votre âme^ Il faut des faits ; eh bien ! unissez-les , Madame : G est le moyen d'apprendre enfin la vérité.
M«* DORVAi. , à part.
Doi5-je croire qu'il parle avec sincérité
( Haut. ) Ecoutez-moi j Relcour ! j*ai besoin de tous croire. Non , vous n'ayez pu faire une action si noire. Tavais tort , je le vois , je ne puis en douter : Votre offre me rassure , et je dois l'accepter. Une chose m'arrête , et me retient encore :
Votre ami peut ayoir tout pour lui ; mais j'ignore , Jusqu'à présent du moins ^ quel est son rang, son nomi Je ne l'ai jamab tu.
BEIXOUR. *
Madame , c'est Germon.
Vous connaissez déjà sa famille , et je pense Que TOUS accepterez une telle alliance.
Je n'y vois qu'un obstacle....
M** DORVAL
Eh bien ! expliquez-vous; BEiiCOuR , malîcieusemenU Je vais vous afiBiger. S'il devient son époux , Elle ne peut ici demeurer davantage.
Aussitôt qu'il aura conclu ce mariage , n l'emmène avec lui dans son département;
M*»* DoavAi* , avec joie.
Il doit quitter Paris ^
BSLCOUm.
Mais , très-incessammeot.
ni» BO&VAL , DweanerU.
Eh bien ! je me décide !.... il est de ma SeimiUe ; Je ne puis m opposer au bonheur de ma. fille.