HISTORIQUE
Nous avons fait des recherches dans les travaux de Scarpa (1747-1832).
. Puis nous avons passé à la thèse de Doctorat (1817) et à la thèse de professorat (1819) de J. Cloquet, sur les hernies.
Parmi les œuvres plus récentes, nous avons consulté celles de Cruveilhier, Astley Cooper, Gosselin, Dechambre, lu dans le Dictionnaire l’article Hernie de Boursier et le traité de Chirurgie de Duplay et Reclus (article Berger).
Malgré leur perspicacité et leur grand esprit d’observalion, aucun de ces auteurs ne signale les cicatrices pourtant typiques de l'affection.
En 1894, nous trouvons la première relation de Benham sur la mésentérite rétractile. En 1897, Riedel en publie 3 cas.
Ténani, en 1913, publie 3 observations et en signale une autre d’Agostino. La même année, Krynski fait part au Congrès de médecine de Londres, d’une observation prise en 1910.
Enfin, en avril 1920, à la Société de chirurgie, Mauclaire fait une étude générale de l'affection, et en signale 2 cas.
C’est à partir de ce moment et sur ses pressantes instances que les observations vont se faire désormais plus nombreuses :
Ferron (2 cas) et Murard (x cas) en 1920.
Viannay (1 cas), Fritch (2 cas), Bergeret et Moutier (1 cas), pour 1921.
Puis Duvergey (2 cas). Abadie (d'Oran) (2 cas), Parcelier et Mangé (x cas).
Mauclaire reviendra sur la question dans sa communication d'octobre 1921, à la Société de chirurgie et dans un article de la Gazette des Hôpitaux des 7 et Q Mars 1922.
Citons également la thèse de Daubigny (Bordeaux 1922) qui nous a été utile pour la rédaction de la nôtre.
Enfin, en plus des observations précitées, nous sommes heureux de publier 5 autres inédites de Duboucher (d'Alger), l’une de 1921, quatre de 1922.
Mentionnons pour mémoire que nous avons vu à la fin de 1922, également dans le service de M. le Professeur Delbet, une pièce anatomique représentant une volumineuse masse d'intestin grêle qui était contenue dans un sac herniaire, et dont le méso était nettement rétracté. L'opération datait de la même année.
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ETIOLOGIE
Malgré le nombre restreint d'observations recueillies jusqu'ici, et dont quelques-unes ne donnent pas certains éléments qu'il serait nécéssaire de connaître, nous pouvons néanmoins en tirer des notions étiologiques fermes.
Un point nous a frappé et semble être digne de remarque ; c’est de rencontrer dans les causes de la mésentérité rétractile, tantôt une affection mécanique, nettement chirurgicale (l’étranglement herniaire ou une ancienne hernie, le malade n'ayant pas porté de bandage. Observation Duboucher), tantôt une affection purement médicale (microbienne par exemple, comme la tuberculose, la syphilis) lesquelles ne sembleraient pas de prime abord devoir déterminer les mêmes conséquences pathogéniques.
Notons l’âge avancé de la vie où on rencontre généralement cette affection qui semble plutôt aussi être l’apanage du sexe masculin, sans doute parce
que la hernie est plus fréquente chez l'homme que chez la femme.
Dans le chapitre de la pathogénie, nous compléæ terons ces considérations étiologiques seulement
ébauchées ici.
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