La messe
L’ambon, où l’on annonçait l’Évangile, fait partie des meubles qui servent au saint sacrifice, et doit par son usage sacré prendre place dans ces études aussitôt après la chaire épiscopale. On a beaucoup disserté sur l’étymologie du mot. Bellotte \ et plusieurs autres auteurs, ont cru qu’il venait du latin ambire, qui veut dire environner, ou parce que les ambons sont environnés de degrés, ou parce qu’ils environnent ceux qui sont dedans. *. C’est ce queWalafride Strabon (ixe siècle) exprime ainsi 3 : « Ambo ab ambiendo dicitur quia intrantem ambit et cingit. »
Le sens le plus reçu, selon l’abbé Barraud, le fait dériver du grec àva§arv&> ou ipêa ww, qui signifie : je monte. C’est le sentiment de Panvinio, Vossius, Casaubon, du Cange, des auteurs du Dictionnaire de Trévoux, Bingham, etc. Sozomène, pour la même raison, l’appelle b^«, il le distingue en ajoutant : « des lecteurs » , pour ne pas le confondre avec l’autre béma réservé aux évêques et aux prêtres4. C’est dans la même pensée que ce meuble a été appelé gradus et qu'on a donné d’après cela le nom de Graduel au psaume qu’on y récitait. L’élévation du lieu de la prédication avait d’abord un but matériel, celui de porter l’orateur au-dessus de la foule et de le rendre visible à tout le monde, et de plus une idée symbolique, celle de rappeler l’ascension du Sauveur, ou du