Syrie centrale, II
CHANCELS.
et près de là un chancel en treillis de 5 pieds 6 pouces d’élévation qui sépare la partie des hommes d’une travée de l’église où se trouve une grande chaire de bois dont se sert quelquefois le patriarche. Un chancel sépare cette étroite travée de la partie des femmes; il est élevé, mais à jour. Un chancel, formé d’un haut treillis, sépare la partie des femmes du narthex où est située la grande fontaine de l’Épiphanie. (PI. CCLI.)
L’église se trouve ainsi partagée en six par ces chancels qui, loin de nuire à l’ensemble, y mettent beaucoup de charme et de pittoresque; ces parties sont : i° le Hêkel ou sanctuaire; 2° le chœur; 30 division des hommes; 40 travée avec la chaire du patriarche; 50 division des femmes ; 6° le narthex l.
M. de Villefosse a retrouvé dans les ruines de Tébessa plusieurs petits pilastres décorés de tiges de pampre, dans le genre de Saint-Clément, avec moulure arrondie dans le bas et, dans le haut, un petit assouchement préparé pour une boule de couronnement. Il n’a pu malheureusement mettre la main sur les panneaux qui s’encastraient dans les intervalles. Ce savant explorateur de l’Algérie chrétienne a découvert en divers endroits des dalles qui ont dû servir de chancels; il m’a montré le dessin d'un de ces panneaux haut de o m 99 et large de o m 75 qui porte dans le haut une série de carrés croisés sur la diagonale et dans le bas un chrisme avec I’a et a 2.
VIIe SIÈCLE.
Nous parlerons à propos des iconostases des chancels qui remplissent les entre-colonnements de celui de Torcello, et nous indiquerons les motifs (pl. CCXXIX) qui nous les font attribuer au viie siècle. Il suffit donc de rappeler ici ces monuments, ainsi que les chancels contemporains dont il a été question dans la description de ceuxde Saint-Marc