Muratori, eR er limitai., II, ii, 868, Chron. Casaur
2.. A Sainte-Sophie de Constantinople on voit au-dessus de 1 imposte de certaines arcades des trabes de bronze ornées d entrelacs et de rosaces, et destinées à les défendre de 1 écartement des pieds-droits.
1 « quatuor, vêla modica, quæ pendent in regulari | « ante imagines. » (P. 296.)
Le pape Pascal (817) : « . Regularem ordinavit
quem laminis argenteis super induxit, pens. lib. 20 super quem constituit arcus duos de argento et gammadias 4 quæ simul pens. lib. 60. » (P. 3 19.)
L’Italie, quoiqu’elle ait construit beaucoup d’iconostases au ix» siècle, n’eut pas le privilège exclusif de ce monument liturgique. Nous donnons (pl. CCXLV) la vue d’un iconostase carlovingien que nous avons dessiné à Jouarre, dans la chapelle Saint-Ébrégésile. Dans des proportions très-restreintes, puisqu’il n’a que et ne présente que deux entre-colonnements, il nous donne idée de ce que pouvaient être alors ces clôtures de presbyterium. Nous avons longuement parlé de ce monument à l’article Confessions, il n’est pas nécessaire d’y revenir ici.
Il existe à l’église de Fitain, près de Laon, un iconostase fort ancien et de dimensions restreintes ; nous pouvons, à plusieurs points de vue, le rapprocher de Jouarre '.
Rien ne saurait égaler la magnificence que Basile le Macédonien (867) déploya dans l’oratoire qu’il consacra sous le nom du Sauveur et notamment sur son iconostase. Voici la description que Constantin Porphyrogénète nous a donné de ce petit temple, dans la vie de son aïeul : « Le pavé tout entier est d’argent « massif, travaillé au marteau et enrichi de niel- « les. Les murs à droite et à gauche sont aussi revê- « tus d’épaisses feuilles d’argent damasquiné d’or « et rehaussé de l’éclat des pierres précieuses et « des perles. Quant à la clôture qui ferme le sanc- « tuaire dans cette maison de Dieu, que de richesses « elle réunit! Les colonnes sont en argent, ainsi que « le soubassement qui les porte; l’architrave qui « s’appuie sur leurs chapiteaux est d’or pur et chargée « de toutes parts de ce que l’Inde entière peut offrir « de richesses. On y voit en beaucoup d’endroits « l’image de Notre-Seigneur, le Dieu homme, exé- « cutée en émail 2. »