Alb. Lenoir, I
X Ve - XVI» SIÈCLES.
des exemples d’iconostases du genre de ceux que nous étudions en ce moment ; sur l’un on voit une porte cintrée au milieu et au-dessus un tableau représentant l’ensevelissement de Notre-Seigneur, à droite une peinture figurant le Sauveur assis et un saint, saint Luc, je crois, debout devant lui ; à gauche la Madone avec l’Enfant et les deux sigles au-dessus du trône. Les autres images reproduisent la même clôture avec quelques variétés.
Les trois portes du sanctuaire dans beaucoup d’églises sont simplement remplacées par des rideaux qui par le luxe des broderies et des couleurs1, s’harmoni¬
sent parfaitement avec la richesse d’ornementation et de peinture de la clôture sacrée.
Pendant que l’orient a la place des marbres somptueux dont il avait autrefois fermé l’entrée de ses sanctuaires, ne savait plus les abriter que sous de maigres clôtures de planches, les églises du nord et de l’ouest de l’Europe abandonnaient de plus en plus l’usage de l’iconostase proprement dit pour le remplacer à l’entrée du chœur par un édicule de pierre qui servait à la fois d’ambon et de clôture, c’était le jubé, ainsi appelé de la formule : Jubé Donne benedicere qu’on y prononçait.