Dict., VI, p
}. Aujourd’hui le chœur de l’église n’est plus fermé.
A Bourges, la Sainte-Chapelle a été, comme on sait, démolie; il ne nous reste qu’un modèle en bois qui est déposé au musée de la ville et qui nous montre entre le chœur et la nef une clôture de chœur fort curieuse ; c’est un simple iconostase qui n’avait pas pour but la lecture des Évangiles. Au centre s’ouvre une large entrée sous une arcade géminée qui supporte des clochetons et trois pyramidions ; celui du milieu est couronné par Notre-Seigneur crucifié, les deux autres, moins élevés, par la Sainte-Vierge et saint Jean. De chaque côté de la porte de petits autels sont appuyés à la clôture devant des tableaux.
M. Viollet-le-Duc a retrouvé sous le dallage de la cathédrale de Paris, refait par ordre de Louis XIV, quantité de débris d’un jubé d’une finesse incomparable qui datait du commencement du xiv' siècle. Malheureusement ces fragments ne sont pas assez nombreux pour pouvoir reconstituer d’une manière certaine ce charmant monument 1 .
Ancien jubé de la cathédrale de Paris, d’après un dessin de Cellier.
Nous avons parmi les manuscrits de la Bibliothèque nationale (fonds français, 91 5 2) ü, un album de dessins du xvie siècle qui nous donne une idée de son ensemble. D’après ce croquis il était partagé en cinq travées dont celle du milieu, précédée d’un perron, était percée d’une porte donnant accès au chœur; ces cinq travées, divisées par des pilastres, paraissent surmontées d’ogives avec pignons et ornées dans les intervalles de pinacles et clochetons. Au-dessus du soubassement régnait une frise d’arconcelles, puis une balustrade derrière laquelle s’étendait la plateforme du jubé. Enfin, sur cette balustrade s’élevait une grande croix qui dominait toute l’église.
La cathédrale de Troyes possédait un jubé au