Espdna artistica y monumental
Le plus ancien, celui de Saint-Pierre de Louvain (xv' siècle) est un portique à trois arcades merveilleusement refouillées ’.
Il y en a quatre autres dans les églises d’Aerschot, de Tessenderloo, de Saint-Gommaire à Lierre, et de l’église paroissiale de Dixmude. Le jubé de Lierre qu’a illustré M. Redig dans le Bulletin de l’Académie d’archéologie de Belgique est formé de trois arcades à cintres lancéolés et fleuris, et d’un attique avec une sorte de tourelle au centre. Celui de Dixmude 3 est le chef-d’œuvre de Taillebert qui sculpta en 1588 les stalles de Saint-Martin d’Ipres ; il se composede cinq arcades, avec des autels sous celles de l’extrémité.
La cathédrale de Bâle a conservé son jubé, malgré les délicatesses de ses sculptures pareilles à de vraies dentelles. Au centre deux arcades ogivales abritent un perron et donnent accès au chœur, deux autres arcades, une de chaque côté, complètent la clôture ; celles-ci sont fermées, elles ont leur tympan couvert de légères découpures. Le parapet de la plate-forme porté sur une suite d’arconcelles saillantes qu’interrompent des écussons est orné de triangles à jour 3.
La plupart des rares jubés que nous avonsconservés en France ou dont nous avons le souvenir figuré, appartiennent au xv' siècle. Celui de la cathédrale de Rodez est un des plus élégants; élevé par ordre de l’évêque Bertrand de Chalençon (1457-1 501), il est formé de trois arcades ogivales, celle du milieu donne accès au chœur, les deux latérales plus larges que la première abritent des autels. Les extrémités et les intervalles des arcades sont ornés de pinacles d’une grande richesse qui s’élèvent sur les impostes, traversent l’attique et vont au-dessus de l’édifice s’épanouir en une infinité de fleurons 4.
La cathédrale du Mans avait un jubé dit du cardinal de Luxembourg, de la fin du xve siècle, extraordinairement riche, qui fut détruit en 1562. De style flamboyant, il se composait de deux rangs dénichés remplies de statues de saints : on en comptait vingt