Voir Confessions , pl. CXXVIII
3. Buonamici, Metropolitana di Ravenna, Bologna, 1748, in-fo.
L’abbé Chastelain dans son Voyage d'Italie, que cite Thiers, rapporte que l’ambon s’élevait entre deux colonnes de la nef ’ . 1 1 est intéressant, à ce propos, de chercher l’emplacement qu’on lui réservait. Le plus souvent on éloignait l’ambon du chœur pour l’ériger dans le centre de l’église au milieu du peuple, dont il rapprochait les orateurs. Sainte-Sophie, dont les descriptions sont si précises, offre un exemple frappant de l’ambon placé à l’extérieur du chœur et au milieu de l’église. Bingham et Goar n’hésitent pas dans leur restauration d’une antique église à adopter cette disposition. Dans les nombreuses miniatures de clôtures byzantines que nous possédons, aucune n’est pourvue d’un ambon, elles le supposent donc extérieur.
Dans la liturgie de saint Jean-Chrysostôme on voit qu’on portait l’évangéliaire hors du sanctuaire et que, par conséquent, l’ambon lui-même devait en être exclu.
Saint Germain, patriarche de Constantinople, disait : Ambo coram porta tribunalis statuitur2.
En orient cette coutume me semble avoir été générale, je la crois aussi fort répandue en occident; saint Perpet dans sa basilique de Tours avait élevé son ambon entre le chœur et la nef.
La plupart des ambons de Ravenne sont encore dans la nef de l’église, à Saint-Apollinaire-le-Neuf, à Sainte-Agathe, etc., et sans doute leur emplacement actuel est un souvenir de l’ancien. Ajoutons que la même ornementation de tous côtés exclut l’idée de les supposer accolés à un mur où même enclavés dans les chancels ; à Saint-Apollinaire le dessous est vide et, par conséquent, l’ambon ne pouvait lui-même servir de clôture.
Les ruines des plus anciennes basiliques, Saint- Étienne de la Voie Latine, Saint-Clément, Sainte- Pétroniile, etc., où nous retrouvons les fondations du chœur ne nous offrent aucun massif qui autorise à croire l’ambon rattaché aux chancels. A l’époque carlovingienne cette tradition se continua; nous apportons comme preuve l’exemple de Toscanella, Saint- Pierre du Vatican, et, plus tard, Saint-Marc de Venise.
Il semble que l’usage de les adosser aux clôtures devint plus fréquent au xne siècle, comme nous le voyons à Sainte-Marie-in-Cosmedin, à Saint-Clément dans les fresques d’Assise, etc.
L’ambon de Saint Agnellus a dû être victime comme toute l’église de la restauration du xvine siècle ; il a