‹ La messe (volume 2)Chapitre 205 sur 245 · Salzenberg, Baudenhnale Constantinople · texte numérisé non relu

Salzenberg, Baudenhnale Constantinople

Les pavages en mosaïque recevaient souvent des inscriptions commémoratives du nom des donateurs; à Saint-Reparatus, près Orléanville, on y lit les noms de Paulus, Pomponius, Rusticus et Adeodatus avec l’adjonction volum solvit'. L’exposition des antiquités d’Utique nous a montré des mosaïques chrétiennes qui ont dû appartenir à un pavage.

Dans une église qu’on a découverte récemment à Olympie et qui remonte peut-être au ve siècle, on a trouvé une dalle de marbre au milieu de la nef avec ces mots : « Kyriacos , le plus sage Anagnostes s qui « pour le salut de son âme orna ce pavement. »

Maffei dans son Muséum Veronense donne le dessin d’un dallage dans la crypte de la cathédrale qui semble avoir été fait au v* siècle et qui porte ces mots : « Eusebia cum suis tessallavit p. cxx. »

Grégoire de Nysse3 disait que les mosaïques du pavage elles-mêmes étaient matière à instruction.

Saint-Riquier si célèbre, comme onia vu, par ses vastes chœurs, portait sur son dallage le nom d’Angilbert qui l’avait ordonné et les vers suivants :

HOC PAVIMENTUM HUMILIS ABBAS COMPONERE FECI ANGILBERTUS EGO, DUCTUS AMORE DEI ;

UT MIHI POST OBITUM SANCTAM DONARE QUIETEM DIGNETUR CHRISTUS, VITA SALUSQUE MEA;

Cet usage continua dans l’époque romane. Sainte- Marie-in-Cosmedin nous offre sur son dallage l’inscription d’Alfani4 :

ALFANUS FIERI TIBI FECIT, VIRGO MARIA ET GENITRIX REGIS SUMMI, PATRIS ALMA SOPHIA

Cette inscription se trouve encore à l'entrée du chœur. Le dallage pour la schola-cantorum se compose de deux grands disques antiques, à chacun

1. M. Albert Lenoir en donne un dessin, Arch. mon., I, p. 145.

2. ’Avayvwsr»?,-, esclave lutteur, ou personne récitant des vers au théâtre. (Rich. Antiq.)

Smith, II, 1845.

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