‹ La messe (volume 2)Chapitre 219 sur 245 · PLAN BYZANTIN · texte numérisé non relu

PLAN BYZANTIN

Milan, Saint-Laurent.

Constantinople, Sainte - Sophiç.

— Sainte-Irène.

— Saint-Sergius^ Ravenne, Saint-Vital.

Osphino (Morée).

Navarin, —

Samari —

Modon —

Thessalonique, Ste- Sophie.

— Saints-Apôtres.

Pitzounda (Caucase).

Athènes, cathédrale.

— Kapnicarea.

— Saint -Nicodème.

VIIe SIÈCLE Myra, Saint-Nicolas.

Ancyre, Saint-Clément.

Dighour.

En France nous trouvons :

Germigny, en 806, Périgueux, S-Front, au xi' s.

Venise, Saint-Marc.

ÉGLISES

Ce qui manque à ce tableau comme vie, comme couleur, se trouvera, j’espère, dans la monographie de Noie qui va suivre et par laquelle nous avons étudié les sanctuaires sur les lieux. Nous devons remercier aussi à ce propos M. l’abbé Lagrange, l’illustre historien de saint Paulin, de nous avoir fourni dans ce travail de si précieux conseils et l’excellent secours de son livre.

Cette cité basilicale, cette sorte de Pompéï chrétienne, réveille la vie ecclésiastique du iv* siècle, ensevelie sous ses pierres; les poésies de saint Paulin au milieu de ces ruines doivent les relever comme la lyre antique qui érigeait des murailles. Les diverses sortes de chœurs, les confessions, les sacristies, les absides, les nefs avec leurs collatéraux et chapelles accessoires, les atria, les vestibules, leurs portiques de marbre, au milieu desquels d’abondantes fontaines jaillissent jour et nuit, les cloîtres où commence la vie virginale des premiers moines, les logements hospitaliers pour les pèlerins, les luminaires mêmes suspendus comme des guirlandes, reparaissent là devant nous. Ce sera le meilleur résumé que l’on puisse faire

à ces études, le cadre le plus magnifique qu’on puisse offrir aux scènes du saint sacrifice.

Dans ce village caché au pied du Vésuve, et si peu visité des voyageurs, les cérémonies liturgiques du ive siècle se raniment devant nous, elles reprennent sous nos yeux leur vie et leur action. Les foules pieuses de la Campanie reviennent là au tombeau de saint Félix, les fidèles chargés de leurs dons pour la messe semblent se presser encore à l’ombre des portiques, et chanter ces hymnes qu’accompagne le murmure des phiales sonores. Pèlerins antiques, ils justifient d’avance la dévotion de nos pèlerins modernes ; ils viennent prier pour leur patrie menacée par Alaric; pour l’Église qui doit seule survivre aux Barbares. L’écho de ces voix lointaines résonne sur ces ruines augustes, elles traversent quinze siècles pour parvenir jusqu’à nous et nous rappeler la liturgie primitive. Ces grands souvenirs, ce vieux pèlerinage, cette basilique de Saint-Félix « gemma intersita tectis » marquent ici le premier terme de ces longues études et serviront de sceau à leur conclusion.

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