‹ La messe (volume 2)Chapitre 35 sur 245 · Arcli. lomb., pl. LXXVI, LXXIX, p · texte numérisé non relu

Arcli. lomb., pl. LXXVI, LXXIX, p

AMBONS

cet ambon ne fut contemporain. Suivant le témoignage de l’évêque Ninguarda, cet édicule abritait l’autel dédié à saint Benoît. C’était une sorte de loge surmontée d’une plate-forme qu’entouraient les marbres sculptés. Il s’y trouvait un emplacement, sans doute un pupitre de marbre disposé pour chanter l’Évangile. Les dernières fouilles ont mis au jour ses fondations; l’on accédait à la plate-forme par un escalier situé par derrière du côté de l’abside.

A San-Giovanni-Maggiore de Naples parmi les remarquables découvertes que l'archéologie chrétienne y a faites dernièrement, on a trouvé derrière une sculpture du xvi° siècle, un bas-relief du ix'. On y voit, affrontés, au milieu d’enroulements, un cerf et un griffon fortement accusés. M. l’abbé Galante qui a bien voulu nous servir de guide au milieu de ces antiquités qu’il connaît si bien, pense que ce marbre est un fragment d’ambon.

Sous le règne de Charlemagne, nous devons mentionner le fameux plan de l’abbaye de Saint-Gall, dont on ignore l’auteur, mais dont l’époque n’est pas douteuse (vers 820). On y voit, adossé aux chancels du chœur des chantres, deux tribunes carrées appelées cmalogia l’une pour l’Évangile, l’autre pour les leçons nocturnes. C’est la même disposition, dont nous retrouverons la tradition monumentale à San-Miniato de Florence. On s’explique d’après cela le récit du moine Ison qui nous dit que Salomon, évêque de Constance, fit monter dans l’ambon de Saint-Gall un de ses archiprêtres, auquel il souffla tout son discours; on comprend qu’il fût caché lui-même par l’édicule L cette circonstance se présenta à l’occasion de la translation des reliques de saint Othmar et à cause d’un mal de gorge, qui lui ôtait la voix: « Cum impeditus ipse « ad eos loqui non potuisset quemdam archipresbyte- « rum ambonem conscendere ac vice sui sermonem « ad populum facere jussit: ita videlicet est pres- « byter ipse altiori paullulum loco consistens ea tan- « tum proferret, quæ sibi episcopus in vicino positus « dicenda insinuaret 1 2. »

Dans l’église carlovingienne d’Ambronnay, l’ambon séparait la nef du chœur 3.

U n des plus nobles usages des ambons au ix' siècle,

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