‹ La messe (volume 2)Chapitre 36 sur 245 · Bull, de V Acad, d'arch. de Belgique, IV · texte numérisé non relu

Bull, de V Acad, d'arch. de Belgique, IV

était l’affranchissement des esclaves. Selon les ordonnances de Charlemagne, les esclaves devaient être mis en liberté avant d’être promus aux ordres sacrés, et cette proclamation se faisait du haut de l’ambon : « In ambone ipsa auctoritas coram populo « legatur... ante cornu altaris libertatem consequan- « tur et tune ad gradus ecclesiasticos promoveatur L»

On y prononçait aussi les serments solennels, Charles, fils de Pépin roi d’Aquitaine, ayant été arrêté prisonnier fut conduit à Chartres en 849, il monta sur l’ambon et déclara publiquement que c’était de son bon gré qu’il se faisait ecclésiastique : « Post mis- « sarum solemnia ambonem ecclesiæ conscendens « innotuit omnibus voce propria 2 . »

Les lettres de paix ou de communion, les actes des martyrs dont on célébrait la mémoire, le récit des nouveaux miracles se lisaient dans les ambons.

Orderic Vital 3, après avoir raconté la guérison d’un possédé, dit que Vuidon, abbé de saint Josse en Picardie, publia ce miracle dans le jubé: « Vuido « abbas ambonem ascendens populo narravit, ipsum- « que præsentem et casus suos palam protestantem « ostendit . »

Raban (776 f 850), archevêque de Mayence, suppose que de son temps l’Évangile était chanté partout dans les ambons *.

Benoît III (855 -J- 8 5 8) écrit aux évêques du royaume du roi Charles et leur rappelle l’usage de monter à l’ambon pour annoncer au peuple les saintes leçons: « Quarum olim sacrorum fuit conjunctus numéro « clericorum adeo ut in divinis celebrandis mysteriis « more subdiaconorum sacras lectiones conscendens « ambonem populo nuntiaret. »

A la fin du ix° siècle, Remi, moine d’Auxerre, dit que l’Évangile est précédé de deux cierges à l’ambon pour faire voir qu’il a éclairé le monde.

Léon le Sage (880 f 9 1 1 ) , un jour qu’il entrait dans l’église, vit un homme sortir de l’ambon et lui asséner sur la tête un coup de bâton qui fut heureusement amorti par un chandelier suspendu 5.

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