‹ La messe (volume 2)Chapitre 38 sur 245 · Labarte, II, pi. XLVIII · texte numérisé non relu

Labarte, II, pi. XLVIII

celui de Sainte-Sophie qu’il semble représenter. La tribune est surmontée d'un ciborium avec croix au faîte, coupole d’or ornée de cannelures comme sous l’ambon de Saint-Apollinaire, colonnes alternativement de porphyre et de vert antique avec chapiteaux et bases d’or. (PI. CLXXXVI.)

Le parapet de la tribune est en marbre rose, décoré au milieu d’une croix, encadré de colonnettes et appuis gris avec boules d’or. Les marbres des rampants sont veinés de bleu en avant et bleu foncé dans le fond, les colonnettes au départ des escaliers grises avec bases et boules d’or. Il est à croire que l’arcade sur laquelle repose la tribune servait de passage, car d’après l’échelle de l’image, elle devait avoir environ 2m de haut. Cette arcade repose sur deux colonnettes de marbre veiné ; ses tympans, ornés de croix et de divers dessins, sont laissés en ton de pierre ; elle est accompagnée de deux colonnes de porphyre avec chapiteaux corinthiens qui montent jusque sous la corniche. La scène représente le moment où précipité de la plate-forme du temple et lapidé, saint Jacques est frappé à mort par un foulon qui lui décharge sur la tête un coup de levier dont il se servait pour les draps.

Au fond on voit la colonnade qui sert de clôture à la solea. D’un côté, les colonnes sont grises, de l’autre vertes et veinées; une riche architrave repose sur leurs chapiteaux, au-dessus de laquelle, à droite, a été retroussée une draperie rouge.

Nous ne douions pas que cette miniature ne soit une réminiscence du fameux ambon de Sainte-Sophie, comme nous l’avons dit plus haut ; ce n’était plus celui de Justinien, mais un autre ambon restauré d’après les souvenirs brillants qu’il avait laissés ; nous avons rapporté la description de Clavijo, qui s’adapte assez bien à notre miniature.

A Naples, sur les côtés de la chapelle de Santa- Maria-in-principio, on voit deux marbres qu on dit avoir appartenu aux anciens ambons de Santa- Restitua ; ils sont divisés en quinze panneaux richement encadrés dans des moulures et champs couverts de feuillages. Celui de droite est consacré aux représentations de la vie de saint Janvier, on y voit le Saint dans l’amphithéâtre sur le chevalet, dans la fournaise, devant le tyran et dans la prison. On voit aussi des sujets de l’histoire de Samson et au bas du marbre est écrit : DALI LA. Dans la partie inférieure, c’est d’abord un guerrier qui tue un lion, saint Eus-

AMBONS

tache qui vise le cerf, Constantin qui triomphe de Maxence, et saint Georges tuant le dragon. Ce marbre est ruiné par le haut; on l’a arrondi pour un usage étranger à sa première destination.

La seconde plaque de marbre que nous avons gravée (pl. CLXXXV11) est tout entière remplie par l’histoire de Joseph, on y voit successivement se dérouler toutes les phases du drame depuis la vente de l’enfant jusqu’au triomphe de l’Égypte. Ces marbres ont i m95 sur i m i o de hauteur, le style des basreliefs n’est pas complètement dépourvu d’accent antique, l’architecture notamment présente des réminiscences classiques ; malgré cela ce monument appartient à la décadence, les figures surchargées de plis, d’un refouillé monotone, n’offrent aucun modelé et manquent d’effet, les compositions sont confuses, les attitudes des personnages le plus souvent dénuées de noblesse. Une inscription qu’on lit dans la chapelle nous indique l’époque où ces deux plaques y furent déposées :

Marmoream labulam cum altéra quæ in adverso est Quœque duplici principis hujus templi amboni ad-

[hærebant

Antiquissimo opéré ele ganter incisam Cum diu in occulto jacuissel Excitato nun c nuovo eleganliori forma Ex electis marmoribus allari Et ab Emo. ac Rmo. Domino D. Francisco s. rc. fit. SS. Marcellini et Pétri Presbit. cardinali Pignatello archiepo. Neapolit.

Consecratio

Assignatis diei VIII jam consecralionis anniversario Centum dierum indulgentiis

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