‹ La messe (volume 2)Chapitre 41 sur 245 · Migne, t. CXXXII · texte numérisé non relu

Migne, t. CXXXII

Bull, mon., abbé BaRRAUD, 1870, 12.

XIe SIÈCLE. — BOLOGNE. — PAVIE.

« le baise, et baise aussi l’autel et il monte à l’ambon « pour annoncer les paroles de la félicité éter- « nelle 1 ».

Étienne, évêque d’Autun, fit un traité du Sacrement de l’autel au milieu du x° siècle ; on y lit au xii® chapitre : « Aux joursde fêtes, on chante l’Évan- « gile à l’ambon, parce qu’il est commandé à celui « qui annonce la parole de Dieu à Sion de monter et « que les saints ont disposé dans leurs cœurs les « moyens d'avancer vers Dieu dans cette vallée de « larmes.... Aussi faut-il publier leurs victoires dans « un lieu élevé et à la vue de tout le monde 2. »

Dans l’ouvrage des Stones of Scotland (11, 559), on voit reproduite une grossière sculpture conservée au musée de Stockolm, où Notre-Seigneur est figuré sur une sorte d’ambon ; il tient un livre de la main gauche.

XIe SIÈCLE.

En arrivant au xie siècle, nous nous trouvons heureusemmt entouré de monuments plus nombreux et plus faciles à étudier.

A San-Stefano 3 de Bologne, au bas du chœur du saint sépulcre et dans une situation qui ne doit pas être celle originelle, on voit un ancien ambon. Sa cuve est décorée d’animaux évangéliques en fort relief. Ils sont ailés et tiennent des rouleaux ou des livres ; sur la légende de l’aigle on lit le nom de saint Jean, témoignage, s’il était nécessaire, qui prouve que l’aigle est bien le symbole de ce saint évangéliste. (PI. CLXXXXI.) Deux frises de palmettes ceignent cette cuve qui repose sur des arcades en saillie sur leurs-pieds droits. M. de Dartein m’a dit que ce monument, comme le ciborium de Saint-Ambroise de Milan, était enstuc rose.

1. Martêne, De antiquis ritibus, I, c. iv, art. i2,ord., ixe édit, de Rouen 1700, t. Ier p. 544.

Bull, mon., 1870, 17.

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