De cantu et musica, I, 534, pl. IV
suré parce qu’il fait partie du clergé, ses fonctions d’acolyte lui donnent le droit d’allumer et de porter les cierges ; il est vêtu d’une aube, ceinte à la taille', usage qui s’est maintenu en France jusqu’à nos jours.
Les agréments du cierge devaient être faits en cire coloriée ; ou a pour but d’imiter ainsi un arbre. L’arbre a occasionné la chute et c’est par l’arbre que le genre humain a été racheté. Le chandelier pascal de Saint- Paul-hors-les-Murs nous donne la clef de ce symbolisme dans ce vers : « L’arbre porte des fruits, arbre moi aussi, je porte des lumières. »
On sait aussi que l’on gravait des inscriptions sur le cierge pascal et que l’on y attachait des tablettes dites pascales ou ecclésiastiques ; on marquait sur ces tablettes les époques les plus remarquables, comme celles de la création du monde, de la naissance de Jésus-Christ, de la fondation de chaque église, la date du pontificat du pape, de l’évêque et du règne du roi. Au dernier siècle on voyait encore cette table dans plusieurs églises : à Reims, Beauvais, Amiens, dans quelques monastères de Clteaux s.
Un Exultet conservé à la bibliothèque Barberini offre à peu près le même thème et le même monument. La scène est plus avancée, puisque le cierge est alumé, elle est aussi plus complète puisqu’on voit les assistants et à gauche le thuriféraire '. (Pl. CXCVI.)
La cuve de l’ambon a quatre panneaux avec champs ornés, moulures bleues, rosaces alternativement rouges et blanches, les rampants des deux excaliers sont en marbre veiné de vert. Les mains-courantes rouges sont décorées d’oves. Le soubassement est orné de deux compartiments avec losanges, rosaces rouges au centre et demi-rosaces bleues autour. Les pilastres de départ des perrons sont rouges et surmontés de boules bleues.
A gauche s’élève le cierge pascal, à peu près semblable au précédent, et portant les mêmes enjolivements. Le diacre appuie son rouleau à un pupitre bleu encadré d’or. Il porte un surplis blanc avec bandes vertes et liserets rouges.
La renaissance dans la construction des ambons que nous signalons au xii° siècle, ne se manifeste pas
1. Voy. ( Rituel de saint Martin de Tours du xme siècle ) détails curieux sur le costume et la vie des enfants de chœur. Renseignements de Mgr de Montault.