Schulz, Mon., pl. IX, vol. I, p
Ranucii magister romanus » qui travailla à Corne-
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J’attribuerai à la même date l'ambon de Terraccine, dont la cuve de marbre est ornée de pilastres et de rubans de mosaïque, d’étoilers alternativement noires et rouges. Cette cuve repose sur deux colonnes qui ont, selon l’usage, deux lions à la base. Cet ambon s’élève entre deux des colonnes de la nef ; on y parvient par un escalier que les modernes ont enroulé autour d’une de ces colonnes. Ce monument est riche et d’un beau caractère 2.
L’église Saint-Nicolas à Saint-Victor (près de San- Germano) ne possède aucun morceau de sculpture, mais on voit dans l’église paroissiale de Saint-Victor un ambon du xne siècle, dont la face antérieure, exempte de restauration, est chargée d’une mosaïque ornementale entre deux paons à queue ployée. Sur le côté gauche, une figurine d’ange, un peu plate et faible de dessin, quoique copiée d’après nature, a un cachet tout à fait occidental. La caisse de l’ambon s’appuie sur quatre colonnes de marbre, une jaune et trois blanches, qui reposent chacune sur un lion. Les quatre lions, ceux de la première ligne en marbre jaune, ceux de la seconde en marbre blanc, marchent tous en avant, les deux colonnes de la première ligne sont polygonales, les deux autres rondes, les chapiteaux corinthiens grossiers. Malgré ses défauts, cette chaire est d’un agréable effet décoratif et indique une certaine habileté de ciseau 3.
Parmi les ambons du xne siècle qui s’offrent encore à nous dans le royaume de Naples, nous citerons celui de Caserta-Vecchia avec mosaïques et chapiteaux de marbre. Placé entre deux colonnes de la nef, il est garni d’un escalier disposé derrière et s’élève sur quatre colonnes4.
Nous mentionnerons l’ambon deCalvi que M. Salazaro fait remonter au xie ou xn° siècle, celui de Bénévent qui fut remanié à la fin du xm' siècle, mais